Jura: Scandale au sein de l'administration jurassienne
Actualisé

JuraScandale au sein de l'administration jurassienne

Le canton du Jura est secoué par une affaire de consultation de sites pornographiques au sein de l'administration. Aucun ministre ou chef de service n'est concerné.

Une trentaine de personnes sont soupçonnées d'avoir consulté et téléchargé des sites pornographiques sur leur lieu de travail.

Le gouvernement a ouvert plusieurs enquêtes disciplinaires à la suite des analyses réalisées par le Service de l'informatique. Des copies des disques durs de ces collaborateurs soupçonnés d'avoir utilisé de façon abusive Internet sont actuellement examinés.

Des sanctions seront prises en fonction des résultats, précise vendredi le gouvernement. «L'on ne peut pas exclure l'intervention de la justice en fonction du contenu», souligne le porte-parole du gouvernement Pierre-Alain Berret. Les enquêtes ont été confiées à une commission présidée par le juge fédéral Jean-Luc Baechler.

Pas de ministre

Aucun ministre ou chef de service n'est concerné par ce scandale qui a éclaté vendredi. Tous les départements et les autres niveaux hiérarchiques sont concernés. Les personnes concernées ont été informées individuellement des faits qui leur sont reprochés.

C'est en raison de problèmes de surcharge du réseau informatique cantonal que le Service informatique a procédé, en novembre 2008, à des analyses approfondies. Les investigations ont permis de mettre en évidence des problèmes de saturation liés à la consultation de «sites non professionnels».

Démission du procureur

Peu avant que le canton du Jura n'informe sur cette affaire, le procureur général Yves Maître a annoncé sa démission. Une décision qu'il dit avoir pris après l'ouverture d'une enquête par le Conseil supérieur de la magistrature.

Le procureur explique dans un communiqué que les faits qui lui sont reprochés sont «susceptibles de porter atteinte à l'image du magistrat qu'il est». Tenu au secret de fonction, le président du Conseil supérieur de la magistrature n'a pas voulu dévoiler le contenu de l'enquête. (ats)

Ton opinion