Etats-Unis: Scandale sexuel dans l'entourage de Mike Pence
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Etats-UnisScandale sexuel dans l'entourage de Mike Pence

Des militaires chargés de la protection du vice-président américain ont été relevés de leurs fonctions.

Mike Pence.

Mike Pence.

AFP/Archives/Photo d'illustration

Des membres d'un détachement militaire affectés à la protection de Mike Pence sont accusés d'avoir ramené des femmes dans leur hôtel en Amérique latine, a annoncé un responsable de la défense. Ils ont été réaffectés au sein de l'armée.

L'incident s'est produit lors d'une récente tournée du vice-président Mike Pence en Colombie, Argentine, Chili et Panama, sans que l'on sache pour l'heure dans quel pays se sont déroulés les faits. D'après la chaîne américaine NBC, l'équipe de Mike Pence a eu accès à des vidéos de surveillance montrant des membres de cette unité militaire ramener des femmes dans un espace sécurisé.

S'exprimant sur la chaîne, des responsables américains ont toutefois expliqué que rien n'indiquait pour le moment que ces femmes soient des prostituées. Selon NBC, les personnes aujourd'hui impliquées sont toutes de haut rang, dont l'une travaillant au sein de l'armée de l'air.

Réaffectés au sein de l'armée

«Nous sommes au courant de l'incident et il fait actuellement l'objet d'une enquête», a déclaré jeudi le major Adrian Rankine-Galloway, un porte-parole du Pentagone. «Nous confirmons que les individus concernés ont été réaffectés au sein de l'armée».

Il s'agit du dernier scandale en date qui touche des responsables de sécurité en mission en Amérique latine. En 2015, deux membres de l'agence antidrogue américaine (DEA) avaient été surpris en train de participer à des orgies avec des prostituées en Colombie.

Trois ans plus tôt, des agents du Secret service avaient reçu des prostituées également en Colombie tandis que d'autres agents étaient retrouvés ivres aux Pays-Bas.

Pratique interdite

En 2015, le ministère de la Justice avait émis un avertissement sévère à ses employés. Il leur avait interdit de solliciter des prostituées, même s'ils étaient en mission dans des pays où la pratique est autorisée.

L'ancien ministre de la Justice Eric Holder avait expliqué que payer des prostituées «menace le coeur de la mission» du ministère parce que cela peut conduire à de l'extorsion ou du chantage et soutenir le trafic d'êtres humains. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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