Actualisé 24.10.2019 à 06:23

Scandinaves décapitées au MarocPeine de mort requise, «avec exécution» effective

Le parquet marocain a demandé mercredi en appel l'exécution des meurtriers des deux touristes scandinaves assassinées au nom de l'EI.

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Un tribunal a confirmé mercredi en appel la condamnation à mort de quatre hommes pour l'assassinat de deux touristes scandinaves décapitées en décembre au Maroc au nom du groupe État islamique. Au total, 24 hommes étaient jugés dans ce procès très suivi, dont un Suisse, qui a écopé de 20 ans de prison. (Jeudi 31 octobre 2019)

Un tribunal a confirmé mercredi en appel la condamnation à mort de quatre hommes pour l'assassinat de deux touristes scandinaves décapitées en décembre au Maroc au nom du groupe État islamique. Au total, 24 hommes étaient jugés dans ce procès très suivi, dont un Suisse, qui a écopé de 20 ans de prison. (Jeudi 31 octobre 2019)

Keystone
Le procès en appel concernant la décapitation de deux jeunes touristes scandinaves au nom du groupe Etat islamique (EI) touche à sa fin. (Mercredi 30 octobre 2019)

Le procès en appel concernant la décapitation de deux jeunes touristes scandinaves au nom du groupe Etat islamique (EI) touche à sa fin. (Mercredi 30 octobre 2019)

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Le parquet marocain a demandé mercredi en appel l'exécution des meurtriers des deux touristes scandinaves assassinées au nom de l'EI. (23 octobre 2019)

Le parquet marocain a demandé mercredi en appel l'exécution des meurtriers des deux touristes scandinaves assassinées au nom de l'EI. (23 octobre 2019)

AFP

La peine de mort «avec exécution» effective a été requise mercredi contre les trois Marocains radicalisés qui ont avoué avoir décapité deux touristes scandinaves en décembre 2018 au nom du groupe Etat islamique (EI).

Vingt-quatre prévenus, dont un Hispano-Suisse, sont jugés depuis fin août par la cour d'appel de Salé, près de Rabat, pour leur implication directe ou indirecte dans cet acte que l'EI n'a jamais revendiqué.

Les trois hommes avaient été condamnés en première instance, le 18 juillet à la peine capitale qui reste théorique au Maroc du fait d'un moratoire en vigueur depuis 1993. Une étudiante danoise de 24 ans, et son amie, une Norvégienne de 28 ans, ont été sauvagement tuées alors qu'elles campaient sur un site isolé dans des montagnes du Haut Atlas.

Rendez-vous mercredi prochain

Mercredi, le procureur a requis la peine de mort pour un quatrième homme qui avait pris part à l'équipée dans le Haut-Atlas mais avait quitté le trio avant la tuerie. Il a plusieurs fois démenti toute responsabilité dans les décapitations commises après son départ.

Les avocats de la défense ont pour leur part demandé l'annulation de la peine de mort des principaux accusés, en appelant la justice à mener de nouvelles expertises médicales sur leur santé mentale. Le défenseur du quatrième accusé a souligné que son client ne pouvait être condamné à mort pour un crime auquel il n'avait pas participé.

Les plaidoiries de la défense se poursuivront mercredi prochain avant que la cour d'appel ne rende son jugement.

L'Hispano-Suisse risque toujours 20 ans

Pour les 20 autres prévenus, le procureur a demandé la confirmation des peines de cinq à vingt ans de prison sanctionnant la «constitution de bande en vue de commettre des actes terroristes».

Il a notamment souligné le rôle actif du seul étranger du groupe, un Hispano-Suisse de 25 ans converti à l'islam et installé au Maroc, qui avait pris 20 ans de prison en juillet dernier.

Ce converti dément toute implication directe dans le double-meurtre, comme tous ceux qui n'ont pas participé à la décapitation, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux en même temps qu'un serment d'allégeance à l'EI.

Indemnisations demandées

La famille de la Norvégienne qui s'est constituée partie civile demande de relever l'indemnisation de 2 à 5 millions de dirhams (200'000 à 500'000 euros) en précisant que cette somme sera investie dans une «fondation de lutte contre les idées extrémistes».

L'avocat des parents de la Danoise a pour sa part réitéré leur demande d'indemnité de 10 millions de dirhams (1 million d'euros) qui avait été rejetée en première instance, en appelant l'Etat marocain «d'engager sa responsabilité au nom de la solidarité sociale car aucun des accusés n'a les moyens de payer». (nxp/afp)

(NewsXpress)

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