Cyclisme: Schachmann consolide, Küng déçoit
Actualisé

CyclismeSchachmann consolide, Küng déçoit

L'Allemand a renforcé sa position en tête de Paris-Nice après la 4e étape, un contre-la-montre de 15,1 km. Le Suisse a dû se contenter du 8e chrono.

Maximilian Schachmann sait tout faire, y compris affoler le chrono dans l'exercice solitaire.

Maximilian Schachmann sait tout faire, y compris affoler le chrono dans l'exercice solitaire.

AFP

Un maillot de plus en plus jaune pour Maximilian Schachmann: l'Allemand, deuxième de la 4e étape derrière le Danois Soeren Kragh Andersen, a renforcé mercredi sa position en tête de Paris-Nice après le contre-la-montre de Saint-Amand-Montrond.

Schachmann, en forme supérieure, a pris du temps aux favoris dans la perspective des deux dernières étapes de montagne, samedi et dimanche, dans l'arrière-pays niçois. Il a repoussé Sergio Higuita à 40 secondes et Nairo Quintana, autre grimpeur colombien, à 45 secondes.

La dernière chance des sprinteurs

Sur le parcours accidenté présentant deux montées dans les 7 premiers kilomètres, Kragh Andersen (25 ans) a enlevé son premier succès dans un contre-la-montre. Coureur de classiques, le vainqueur de Paris-Tours 2018 doit son succès à son efficacité dans la seconde partie, la plus rapide: 13 secondes gagnées sur Schachmann dans les 8 derniers kilomètres.

«Je pensais que je pouvais gagner», a regretté l'Allemand qui s'est vite consolé au vu de l'opération réalisée. Il compte désormais une marge de 1 min 06 sec sur Higuita (5e), le mieux placé de ses rivaux, puisque le Belge Dylan Teuns a reculé à la 6e place. Quant à l'Autrichien Felix Grosschartner (3e), à l'aise lui aussi quand la route s'élève, il court dans la même équipe Bora que Schachmann.

A Saint-Amand-Montrond, le porteur du maillot jaune a découvert son jeu pour la suite de la «course au soleil». Il a expliqué avoir reconnu le contre-la-montre et aussi les ascensions des dernières étapes. «Je vais me battre jusqu'à la fin pour défendre ce maillot. Mais je sais que ce sera dur», a estimé le champion d'Allemagne sur route, impressionnant l'an dernier au Tour du Pays Basque (trois succès d'étape) avant de baisser de pied dans les deux derniers jours.

Spécialiste de l'exercice, le Suisse Stefan Küng a accusé un passif de 26 secondes. Il a dû se contenter du 8e rang. Le Saint-Gallois figure désormais au 28e rang du classement général provisoire.

Jeudi, la plus longue étape de l'épreuve relie l'Allier (Gannat) à l'Isère (La Côte-Saint-André) sur un parcours de 227 kilomètres vallonné avant le final sur le plat. Si leurs équipes parviennent à museler les baroudeurs, c'est la dernière opportunité de la semaine pour les sprinteurs (Ewan, Viviani, Ackermann) encore présents puisque l'Irlandais Sam Bennett a renoncé à poursuivre la course.

AFP

(AFP)

Ton opinion