Actualisé 17.01.2013 à 10:23

Major League Soccer

Schällibaum: «Qui ne tente rien n'a rien»

A Montréal, Marco Schällibaum est le premier entraîneur suisse à avoir osé faire le grand saut en Major League Soccer. Interview.

de
Peter Berger/rca
Marco Schällibaum a été présenté récemment à Montréal.

Marco Schällibaum a été présenté récemment à Montréal.

Comment vous êtes-vous retrouvé à ce poste?

«C'est une histoire assez incroyable que seule la vie peut proposer. Nick De Santis, le directeur sportif de l'Impact de Montréal, voulait un coach européen. Il était en contact depuis un certain temps avec Gaetano Giallanza (ndlr: ancien joueur reconverti en agent). C'est de là que tout est parti.»

Cela s'est fait rapidement?

«De Santis est venu à Zurich le 10 décembre. La première impression est toujours importante et cela s'est bien passé pour moi. Une semaine plus tard, j'ai eu un entretien de trois heures avec le président Joey Saputo au Québec. Puis, au début du mois de janvier, tout était réglé.»

Vous n'avez jamais douté de ce choix?

«Qui ne tente rien n'a rien. C'est sûr que c'est difficile d'être à 6000 kilomètres de ma famille, dans un pays où je n'avais jamais mis les pieds auparavant... Mais je ne voulais pas me dire le jour de mes 60 ans (ndlr: il en a aujourd'hui 50) "c'est trop bête de ne pas avoir essayé".»

Quelles ont été les réactions autour de vous?

«Positives. Cela m'a fait énormément plaisir, par exemple, que quelqu'un comme Christian Karembeu, que j'avais entraîné au Servette il y a huit ans, me félicite. Ce n'était pas une chose évidente, car pour être honnête, certains de mes amis m'ont oublié après mon licenciement de Lugano en 2011.»

Ce contrat avec l'Impact est donc d'autant plus important...

«Je vois cela comme une super aventure. Je suis le premier entraîneur suisse à venir dans cette Ligue et l'engouement ici est incroyable. Le retentissement médiatique est décuplé par rapport à ce qu'il se passe en Suisse. Je suis sur un petit nuage actuellement, tout est neuf. Il y a beaucoup de respect de ma part quant à la tâche à accomplir, mais je pense être bien préparé à tout cela. Tout le monde est derrière moi au club et je ne doute absolument pas.»

Vous avez signé pour combien de temps?

«Un an, plus une saison en option. Si nous nous qualifions pour les play-off, l'option sera automatiquement levée.»

Et l'entraînement commence déjà lundi.

«Jusqu'à mercredi, j'étais en Floride. Nous y avons observé des joueurs en vue de la SuperDraft. Samedi et dimanche ont lieu divers tests physiques et ensuite, c'est parti. D'abord deux semaines de préparation à Montréal et ensuite trois à Orlando. En Floride, nous disputerons également un tournoi de préparation.»

Dans votre effectif, vous avez un certain Alessandro Nesta, champion du monde 2006.

«Je l'ai déjà rencontré. Il dégage une aura incroyable. Malgré ses 36 ans, il est encore très passionné par ce qu'il fait. Son compatriote Marco Di Vaio aussi. Cela veut dire pas mal de choses de ce club, s'il a réussi à engager de tels joueurs.»

Dans votre équipe, il y a 22 joueurs venus de 11 pays différents!

«C'est une des attractions de ce groupe et heureusement que je parle quatre langues. Il est important de pouvoir échanger avec les joueurs dans leur langue maternelle. A Montréal, les gens parlent français, mais au sein de l'équipe, on parle anglais sur le terrain.»

Le début de saison est prévu le 2 mars.

«Devant 40'000 spectateurs à Seattle! Après, nous nous déplacerons à Portland, avant de recevoir Toronto. Nous allons disputer cette première partie sur synthétique au Stade Olympique (ndlr: 66'000 places). Puis, quand la neige aura disparu, nous intégrerons notre propre enceinte et sa pelouse naturelle (ndlr: Stade Saputo/20'500 places).»

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