Cyclisme: Schär n'est pas allé au bout: la faute à Offredo
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CyclismeSchär n'est pas allé au bout: la faute à Offredo

Mardi, le Lucernois de l'équipe CCC s'est offert une longue échappée sur la 4e étape du Tour de France. Et si un coureur français ne l'avait pas gêné... qui sait?

par
Sport-Center

Michael Schär aurait du remporter mardi l'étape du Tour de France arrivée à Nancy. Mais si, mais si! On vous le jure! Le Lucernois de 32 ans a passé sa journée en échappée avec deux autres coureurs, le Français Yoann Offredo et le Belge Frederik Backaert, et aurait certainement pu placer une attaque fatale en fin de course pour aller lever les bras en solo.

Enfin ça c'est s'il n'avait pas été victime d'une petite fringale qui l'a contrait à résister aussi longtemps que possible (il a été le dernier échappé repris) au lieu de placer un démarrage foudroyant. Tout ça à cause de Yoann Offredo. Si le coureur de la formation Wanty-Gobert n'avait pas honteusement fait capoter le plan de Schär en lui barrant l'accès à son ravitaillement, on n'en serait certainement pas là!

Bon, d'accord, on exagère et on fait preuve de mauvaise foi, mais n'empêche que le champion de Suisse 2013 a certainement été perturbé et un peu pénalisé quand même de ne pas avoir pu prendre sa musette remplie de bonnes choses.

Un cola pour se faire pardonner

L'incident s'est produit dans une zone du parcours prévue pour le ravitaillement, un exercice limité qui n'est autorisé qu'à certains endroits du parcours. Cette fois-ci, alors que le membre du staff de la formation polonaise CCC se tenait au bout d'une ligne droite bien dégagée et facile d'accès, Michael Schär avait prévu de lui prendre la musette ainsi suspendue. Sauf qu'Offredo se trouvait juste à sa droite, l'empêchant de se déporter de quelques centimètres pour que l'affaire soit dans le sac. Résultat, le Lucernois a manqué les provisions, passant tout droit à côté.

Énervé, «Michi» l'a fait savoir à son compagnon d'échappée français, qui lui a tendu une mini-canette de cola pour se faire pardonner. Sympa et sportif de la part du francilien, mais certainement pas suffisant pour que Schär puisse recharger toutes ses batteries. «On a eu le vent dans le nez quasiment toute l'étape et on a passé quasiment 200 kilomètres en échappée», nous rappelait-il à l'arrivée. La victoire d'étape, pour le coup, est tombée dans la musette d'Elia Viviani, qui a réglé ses adversaires au sprint.

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