Actualisé 22.01.2015 à 10:46

Fin du taux plancher

Schneider-Ammann a rencontré les entreprises

Le conseiller fédéral en charge de l'économie et les représentants de la branche se sont rencontrés en marge du WEF à Davos pour discuter de l'abandon du taux plancher.

Bénéficier de bonnes conditions-cadres et profiter d'allègements administratifs: les entreprises ont fait part de leurs voeux jeudi au ministre de l'économie Johann Schneider-Ammann après la décision de la BNS d'abolir le taux plancher de l'euro.

Les représentants des milieux économiques n'ont pas fait de propositions ni imposé de conditions, a tenu à préciser le conseiller fédéral. A ce stade, ils n'ont pas non plus exigé un programme de relance, conformément à ce qu'a décidé le Conseil fédéral mercredi.

«La Suisse vit une période de grande incertitude», a toutefois admis Johann Schneider-Ammann. Or il est primordial qu'elle reste compétitive et concurrentielle et pour atteindre cet objectif, les firmes suisses ont besoin de bonnes conditions-cadres, de moins de bureaucratie et d'impôt, ont-elles fait savoir.

Pas de précipitation

Les discussions sont restées très ouvertes. Une table ronde pour les prolonger a d'ailleurs déjà été agendée pour dans quelques jours, a assuré Johann Scheider-Ammann.

Le directeur général d'UBS Sergio Ermotti s'est également montré satisfait en sortant de la réunion. «Nous sommes rassurés de voir que le Conseil fédéral ne sous-estime pas l'étendue du problème», a-t-il déclaré. La décision de la Banque nationale suisse (BNS) d'abolir le cours plancher de 1,20 franc pour un euro «était juste, mais va poser problème à long terme».

Raison pour laquelle des mesures à court terme ne sont pas la solution, selon Sergio Ermotti. C'est dans les prochaines semaines et mois qu'on pourra évaluer quelles solutions sont nécessaires.

A ce stade, «il était important que nous ayons eu cet échange», a pour sa part déclaré le président de l'Association suisse des banquiers (ASB) Patrick Odier. Il fallait que «nous évaluions ensemble la situation et pas chacun de son côté», a-t-il ajouté.

Sauver les bilatérales

Il est surtout primordial que «nous nous engagions pour préserver les accords bilatéraux et la coopération avec l'Europe», a de son côté déclaré le patron de l«assureur Zurich Martin Senn. Concernant les allègements fiscaux et administratifs, toutes les parties impliquées doivent faire un effort et travailler ensemble sur ces questions, a-t-il estimé.

Outre les accords bilatéraux avec l'Union européenne, les discussions ont aussi porté sur la mise en oeuvre de la 3e réforme de l'imposition des entreprises et sur la politique de libre-échange. Johann Schneider-Ammann a déclaré à ce sujet qu'il espérait qu'un accord de libre-échange aboutisse bientôt avec l'Inde. Il a rencontré mercredi son homologue indien.

Plusieurs dirigeants d'entreprises suisses et étrangères étaient présents au déjeuner organisé par le ministre de l'économie, a indiqué son porte-parole aux médias. Une liste des participants n'a toutefois pas pu être fournie. (ats)

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