Scotland Yard commence son enquête à Moscou

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Scotland Yard commence son enquête à Moscou

Les policiers britanniques arrivés lundi soir à Moscou pour enquêter sur la mort de l'ex-agent russe Alexandre Litvinenko ont commencé mardi leur travail.

Ils ne pourront toutefois pas rencontrer l'ex-agent russe Mikhaïl Trepachkine.

«Ils vont travailler aussi longtemps qu'il faut pour terminer la partie de l'enquête qui se déroule à Moscou», a déclaré un porte- parole de l'ambassade britannique dans la capitale russe, Anjam Noorani. Ils n'ont pas l'intention de se rendre hors de Moscou, a-t- il ajouté.

L'ancien lieutenant-colonel du FSB (ex-KGB) Mikhaïl Trepachkine, emprisonné à Nijni-Taguil dans l'Oural et qui affirme avoir disposé d'informations sur une opération destinée à éliminer Litvinenko, s'est dit prêt à rencontrer les officiers de Scotland Yard.

Contrôles à l'ambassade

Mais le Service pénitentiaire fédéral russe a déclaré de son côté mardi qu'il n'autoriserait pas les enquêteurs britanniques à rencontrer M. Trepachkine. Celui-ci est incarcéré depuis 2004 pour avoir divulgué des secrets d'Etat.

Les enquêteurs ont pour mission, selon la presse britannique, d'interroger Andreï Lougovoï et ses deux associés, Dmitri Kovtoun et Viatcheslav Sokolenko. Ces derniers avaient rencontré Litvinenko à l'hôtel Millennium, dans le centre de Londres, le 1er novembre, juste avant que l'ancien espion ne commence à ressentir les symptômes de son empoisonnement.

Par ailleurs, «un groupe d'experts est arrivé hier soir pour contrôler l'ambassade», a indiqué le porte-parole. Londres avait indiqué lundi que des tests de radioactivité allaient être menés par précaution à l'ambassade de Grande-Bretagne à Moscou. Litvinenko, contaminé au polonium 210, une substance hautement radioactive, est décédé le 23 novembre dans un hôpital de Londres.

Mystérieuse maladie de Gaïdar

Pour leur part, les médecins de l'ex-premier ministre russe Egor Gaïdar ont constaté des symptômes qui ne correspondent à aucune «maladie connue». Ils ne peuvent toutefois conclure «sans ambiguïté» à un empoisonnement faute d'avoir «décelé une substance toxique», a annoncé l'Institut de l'Economie en période de transition, dont M. Gaïdar est le directeur.

«En même temps, les médecins ne peuvent établir sans ambiguïté le diagnostic d'empoisonnement parce qu'ils n'ont pas réussi à trouver la substance toxique concrète qui aurait pu déclencher une telle évolution de la maladie», ajoute-t-il.

M. Gaïdar, victime d'un mal mystérieux lors d'un voyage en Irlande, est sorti lundi de l'hôpital moscovite où il avait été transféré. Il était tombé malade au lendemain du décès d'Alexandre Litvinenko. M. Gaïdar, un libéral, a été l'artisan des réformes en Russie au début des années 1990. (ats)

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