Porrentruy: Scrutin annulé: la Cour se défend de tout arbitraire
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PorrentruyScrutin annulé: la Cour se défend de tout arbitraire

La Cour constitutionnelle du Jura se défend contre les critiques virulentes qui ont suivi sa décision d'annuler le second tour de l'élection à la mairie de Porrentruy.

Le jugement publié le 2 juillet a été rendu «en toute indépendance et sans subir la moindre influence», écrit la Cour mardi.

Cette dernière n'entend pas répondre sur le fond. Les critiques dont elle est l'objet, qui reviennent à l'accuser d'avoir versé dans l'arbitraire, peuvent être portées devant le Tribunal fédéral, précise-t-elle dans son communiqué.

Soupçons de favoritisme

L'instance a décidé d'invalider le second tour de scrutin dans la course à la mairie en raison de soupçons d'abus qui auraient favorisé l'élection du candidat du Parti chrétien-social indépendant (PCSI) Thomas Schaffter. Selon la Cour, 280 voix d'électeurs auraient été entachées d'irrégularités. Cela représente 13,7% des votes par correspondance et 9% du nombre de bulletins rentrés.

Pour le PCSI, cette affaire repose sur une vengeance personnelle. Lors du deuxième tour de l'élection à la mairie en automne dernier, Thomas Schaffter avait devancé le candidat du PDC Pierre-Arnauld Fueg de 28 voix seulement.

Le PCSI avait exprimé sa consternation face à l'annulation du scrutin, une décision qui ne repose sur aucune preuve selon lui. Il estimait que la Cour constitutionnelle n'a pas perçu la «récupération politique d'agissements perpétrés par vengeance contre le maire élu». La répétition du deuxième tour à la mairie du chef-lieu ajoulot aura lieu en octobre. (ats)

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