Présidentielle au Sénégal: Scrutin le plus tendu de l'histoire du pays
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Présidentielle au SénégalScrutin le plus tendu de l'histoire du pays

Les Sénégalais ont commencé à voter dimanche pour le 1er tour de la présidentielle mettant en lice 14 candidats, dont le sortant Abdoulaye Wade, à la candidature contestée par l'opposition.

Dakar a connu une vague de violences à la suite de la validation fin janvier de la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle.

Dakar a connu une vague de violences à la suite de la validation fin janvier de la candidature du chef de l'Etat Abdoulaye Wade à la présidentielle.

Les Sénégalais votent dimanche pour le premier tour de l'élection présidentielle. La candidature du président sortant Abdoulaye Wade est contestée et l'opposition a d'ores et déjà appelé à un nouveau scrutin, sans sa participation, s'il devait être réélu.

L'ex-président nigérian Olusegun Obasanjo, chef de la mission d'observation de l'Union africaine (UA) au Sénégal, a même appelé samedi à «échapper au chaos» en limitant à deux ans le mandat du président sortant Abdoulaye Wade, 85 ans dont 12 au pouvoir, s'il est réélu dimanche. La durée du nouveau mandat présidentiel est de sept ans.

Quelque 5,3 millions d'électeurs au total sont appelés à participer à la présidentielle la plus tourmentée de l'histoire du Sénégal, après des violences qui ont fait de 6 à 15 tués en un mois.

Les quelques 11 900 bureaux de vote dans le pays seront ouverts de 08h00 à 18h00 (09h00 à 19h00 en Suisse). Face au président sortant, 13 candidats, dont trois de ses anciens Premiers ministres, Moustapha Niasse, Idrissa Seck et Macky Sall, ainsi que le patron du Parti socialiste, Ousmane Tanor Dieng.

Souhait lancé par l'opposition

Le Mouvement du 23 juin (M23) - coalition de partis d'opposition et d'organisations de la société civile - a proposé samedi l'organisation d'une nouvelle élection présidentielle, «dans un délai de six à neuf mois», «à laquelle le président Wade s'engage à ne pas se présenter».

Il veut empêcher «un coup d'Etat électoral», que serait selon lui la proclamation de la victoire d'Abdoulaye Wade dès le premier tour de l'élection.

La nouvelle candidature d'Abdoulaye Wade est jugée «illégale» par l'opposition, pour qui il a épuisé ses deux mandats légaux après son élection en 2000 et sa réélection en 2007. Ses partisans soulignent que des réformes de la Constitution en 2001 et 2008 lui donnent le droit de se représenter.

Les déclarations de plusieurs candidats, dont le président Wade, demandant à leurs partisans de «sécuriser» le vote pour éviter toute fraude, font elles craindre des troubles dimanche. (ats)

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