Equipe de Suisse: Sean Simpson plante les graines de l'avenir
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Equipe de SuisseSean Simpson plante les graines de l'avenir

La Suisse a échoué à la 2e place de la Deutschland Cup de Munich. L'expérience engrangée sera très précieuse.

par
Robin Carrel
Munich
Avec son réservoir de talents, le coach de l'équipe helvétique aura de durs choix à opérer en vue des JO.

Avec son réservoir de talents, le coach de l'équipe helvétique aura de durs choix à opérer en vue des JO.

Parmi les Helvètes vice-champions du monde en Suède en mai dernier, huit étaient convoqués lors du tournoi allemand disputé il y a quatre ans. Qui sait si Reto Schäppi, Anthony Huguenin et compagnie, les bizuts de l'édition 2013, ne feront pas encore mieux lors du mondial franco-allemand, en 2017? C'est en tout cas dans cette optique que le sélectionneur national a appelé une flopée de jeunes pousses sous les drapeaux la semaine dernière.

«Nous avons tout à gagner à venir tôt en équipe nationale. On apprend beaucoup dans un tournoi comme celui-ci, a analysé Inti Pestoni, 22 ans et désormais 12 sélections au compteur. Jouer aux côtés de Kevin Romy, Félicien Dubois, Roman Wick et compagnie est intéressant. Cela te permet aussi de te confronter au niveau international, qui va beaucoup plus vite que la LNA, et de devenir meilleur.»

Faux-pas face aux USA

Les espoirs suisses ont prouvé ce week-end qu'ils ont un talent indéniable. Mais ils ont aussi pu voir le chemin qu'il leur reste à parcourir pour s'imposer au niveau international. Après une victoire (2-3 tab) arrachée contre l'Allemagne vendredi et avant un succès aisé face aux Slovaques dimanche (3-0), les Helvètes ont manqué le coche samedi.

Face aux Etats-Unis (4-5), ils menaient de deux longueurs à la 48e, avant de craquer. «Si on regarde l'entier du week-end, c'est positif. Il a juste manqué une dizaine de minutes samedi», a regretté l'attaquant léventin. La leçon sera retenue, à n'en pas douter. A cet âge, on apprend vite...

Tristan Scherwey: «Le niveau mondial, c’est autre chose»

«Ce tournoi permet de changer un peu de la LNA et d’affronter d’autres joueurs, que nous n’avons pas l’habitude de côtoyer en Suisse. En équipe nationale, l’intensité est plus élevée. Les erreurs ne sont pas permises et il n’est pas envisageable de négliger un repli défensif. Des choses que, parfois, on peut se permettre en LNA... Le niveau mondial, c’est totalement autre chose. Il est important pour des jeunes d’apprendre cela, de pouvoir s’y faire les dents. Quant à mon avenir, il ne sert à rien de penser à trop long terme, au championnat du monde 2017 par exemple. Je ne me projette pas trop, je profite simplement d’être là, d’avoir l’occasion de démontrer mes capacités et mon envie d’avoir ma place. Je vais désormais me concentrer sur mon club et on verra en temps voulu pour l’équipe nationale...»

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