Actualisé 22.04.2020 à 13:25

Covid-19

Seattle construit des tiny houses pour les SDF

La ville de Seattle facilite désormais la construction en urgence de tiny houses destinées aux sans-abri. Le but est de les protéger face au coronavirus.

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mst
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La ville de Seattle lutte contre le coronavirus.

La ville de Seattle lutte contre le coronavirus.

Unsplash
La population de sans-abris de la mégalopole est particulièrement en danger.

La population de sans-abris de la mégalopole est particulièrement en danger.

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Dans sa déclaration à la presse, la maire de la ville, Jenny Durkan, a affirmé: «Nos concitoyens sans-abris sont plus exposés au coronavirus que nous. En tant que ville, région et pays, nous devons entreprendre quelque chose pour lutter contre cela».

Dans sa déclaration à la presse, la maire de la ville, Jenny Durkan, a affirmé: «Nos concitoyens sans-abris sont plus exposés au coronavirus que nous. En tant que ville, région et pays, nous devons entreprendre quelque chose pour lutter contre cela».

Joe Mabel / CC BY-SA 4.0

Comme partout, le coronavirus se propage également de manière fulgurante aux États-Unis. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies recommandent aux citoyens de rester chez eux dans la mesure du possible et de garder des distances de sécurité en société pour ralentir la propagation du virus.

Seattle va même encore plus loin en aidant les SDF à se protéger. Pour cela, la ville a accéléré la procédure d'octroi de permis de construire de parcs de tiny houses, destinées tout particulièrement aux pauvres et aux sans-abri.

Prêtes en quelques semaines

D'après la station de radio KOMO News, les responsables ont accordé à la ville de Seattle l'autorisation de construire 40 parcs de micromaisons, dont le premier devrait être achevé d'ici quelques semaines.

Une vingtaine de maisons miniatures sont actuellement en construction. Selon Sharon Lee de l'association Seattle's Low Income Housing Institute (LiHi), tous les participants au projet mettent les bouchées doubles: «En temps normal, il faudrait compter plusieurs mois pour construire un tel parc. Notre objectif est d'y arriver en moins de quatre semaines», dit-elle.

Espacées de deux mètres

Les maisonnettes sont financées par l'argent de l'association elle-même et celui d'importants donateurs. Des bénévoles, parmi eux de nombreux étudiants, consacrent leur temps libre pour aider à les monter. «C'est vraiment beau de voir combien cette crise nous rapproche. Les jeunes se montrent particulièrement serviables», souligne Lee.

Qu'il s'agisse de tiny houses ou autres, il est extrêmement important de respecter un périmètre de sécurité de deux mètres. La plupart du temps, cette règle de distance ne fonctionne pas dans les foyers pour sans-abri, mais cela sera possible dans les minimaisons. Dans une déclaration à la presse, la maire de Seattle, Jenny Durkan, a annoncé: «Nos concitoyens sans-abri sont plus exposés au coronavirus que nous. En tant que ville, région et pays, nous devons entreprendre quelque chose pour lutter contre cela.»

Plus à risque

Interrogé par le «Seattle Times», Leo Flor, directeur du Department of Community and Human Services, s'est exprimé au sujet du risque. Selon lui, «c'est un vrai problème». Il y a de nombreuses personnes, en particulier chez les sans-abri, en mauvais état de santé et présentant des antécédents médicaux, qui ne survivraient que difficilement au virus.

«Plusieurs foyers pour sans-abri nous ont dit que des personnes avec des symptômes de coronavirus avaient déjà essayé d'y trouver refuge. Dans ces dortoirs, les personnes ne sont parfois espacées que de quelques centimètres les unes des autres. Une vraie quarantaine n'y est tout simplement pas possible», affirme Leo Flor.

L'association LiHi espère que les premiers bénéficiaires pourront emménager dans les nouvelles micromaisons dès le début du mois d'avril.

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