Rallye – Sébastien Ogier champion du monde  pour la 8e fois
Publié

RallyeSébastien Ogier champion du monde pour la 8e fois

Vainqueur à Monza dimanche, le Français de 37 ans a conservé son sacre. Toyota titré chez les constructeurs.

Cette saison, Ogier a remporté cinq victoires, remportant le championnat avec 23 points d’avance.

Cette saison, Ogier a remporté cinq victoires, remportant le championnat avec 23 points d’avance.

AFP

Pour la huitième et vraisemblablement dernière fois depuis 2013, le Français Sébastien Ogier (Toyota) s’est adjugé le trophée de champion du monde au terme du dernier rallye de la saison, dimanche à Monza.

Sa victoire en Italie, assortie d’une deuxième place dans la Power Stage (peut-être le seul «bémol» d’un week-end presque parfait), permet au Français de terminer avec 23 points d’avance sur son vice-champion pour la deuxième année consécutive, le Britannique Elfyn Evans (Toyota), deuxième à Monza. L’Espagnol Dani Sordo (Hyundai) complète le podium du rallye à 21’’30 d’Ogier. Toyota s’adjuge aussi le titre des constructeurs 59 points devant Hyundai.

Julien Ingrassia prend sa retraite

Ogier, qui aura 38 ans le 17 décembre, ne disputera l’an prochain que quelques manches avec Toyota, pour se consacrer à sa famille et à son rêve de courir les 24 Heures du Mans (auxquelles participe son équipe actuelle). Ce sera sans son copilote historique Julien Ingrassia, qui prend sa retraite à bientôt 42 ans (le 26 novembre).

Sébastien Ogier devra composer sans le futur retraité Julien Ingrassia la saison prochaine.

Sébastien Ogier devra composer sans le futur retraité Julien Ingrassia la saison prochaine.

AFP

Ce que va désormais faire Ingrassia «n’est pas encore réglé. Le rallye, c’est une question d’expérience et avoir ce bagage-là pendant toutes ces années et ne pas le transmettre serait peut-être dommage», expliquait-il à l’AFP en début de semaine. «Donc que ce soit pour les équipages, pour les copilotes, j’aimerais bien leur transmettre ça d’une manière ou d’une autre.»

Sept podiums

Ogier avait d’abord envisagé d’alléger son programme fin 2020 mais une saison tronquée par la pandémie de coronavirus l’a convaincu de reconduire pour un an avec le constructeur japonais. C’était bien vu car il a survolé 2021 avec cinq victoires (Monte-Carlo, Croatie, Sardaigne, Kenya et Monza) et deux autres podiums (3e au Portugal et en Grèce) en douze manches.

Il n’a quitté la place de leader du classement des pilotes qu’après la deuxième manche (le Rallye Arctique en Finlande), où il a subi un accident, pour la reprendre dès la troisième en s’imposant en Croatie. A partir de la quatrième épreuve au Portugal, il a creusé l’écart, avant de voir Evans revenir lors des trois derniers rallyes.

Science de la course

Le Français l’a emporté à la fois grâce à sa vitesse, à sa science de la course, à son expérience de la lutte pour les lauriers mondiaux et à la fiabilité de sa Toyota comparée aux Hyundai.

Le désormais octuple champion du monde devrait rester à un titre du record de son compatriote Sébastien Loeb, sacré sans discontinuer entre 2004 et 2012 avec Citroën. Mais l’essentiel est peut-être ailleurs.

Après le Finlandais Juha Kankkunen, Ogier est le deuxième pilote à avoir été couronné avec trois constructeurs différents: Volkswagen entre 2013 et 2016, Ford dans l’écurie privée M-Sport en 2017 et 2018 (un exploit) et Toyota en 2020 et 2021.

«Le public, ça manque»

Il n’y a finalement qu’avec Citroën qu’il n’y est pas parvenu en 2019, mais le Tricolore n’a «pas de regret» quant à cette saison-là et revoit sa carrière «avec pas mal de fierté et de sourires».

«Si je devais mettre un seul bémol, a-t-il dit à l’AFP, c’est que, depuis le Covid, il manque un peu le contact avec le public. Je ne fais pas du rallye pour être célébré mais pour les sensations de pilotage et la compétition. Mais le fait de ne pas pouvoir partager ces moments avec ceux qui nous ont soutenus toute notre carrière, ou même avec nos équipes, de la même manière qu’auparavant, ça manque.»

Evans, mais aussi le Belge Thierry Neuville (Hyundai, 3e du championnat), l’Estonien Ott Tänak (Hyundai, 5e) et le jeune Finlandais Kalle Rovanperä (Toyota, 4e) sont les principaux candidats pour succéder à Ogier l’an prochain. Eléments de réponse dans à peine deux mois lors du Rallye Monte-Carlo, du 20 au 23 janvier, avec une nouvelle génération de voitures en lice, équipées pour la première fois de moteurs hybrides.

(AFP)

Ton opinion

1 commentaire