Macédoine: Second tour de l'élection présidentielle

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MacédoineSecond tour de l'élection présidentielle

Les Macédoniens votaient dimanche dans le calme pour le deuxième tour de l'élection présidentielle.

Mais la participation était très sensiblement en baisse par rapport au premier tour.

Le taux de participation s'élevait à 17h00, deux heures avant la clôture des bureaux, à 33,65% des inscrits. Un chiffre nettement inférieur à celui enregistré à la même heure au premier tour, qui était alors de 41,9%, a indiqué le président de la Commission électorale, Aleksandar Novakovski.

La loi électorale macédonienne stipule que 40% au moins des électeurs doivent voter, faute de quoi le pays devra organiser dans un délai de six mois de nouvelles élections présidentielles.

«Très bonne atmosphère»

M. Novakovski a assuré que le scrutin se déroulait «dans une très bonne atmosphère».

Interrogé sur les irrégularités qui se seraient produites, selon certains, à Struga, une localité du sud-ouest de la Macédoine, où s'affrontent deux candidats à l'élection locale, M. Novakovski a dit que pour l'instant, «aucun problème significatif» n'avait été constaté par la Commission électorale.

Albanais?

Les Macédoniens votent pour élire leur président pour un mandat de cinq ans mais aussi leur maire dans plusieurs municipalités. La participation des Albanais de Macédoine, qui représentent 25% de l'électorat, constitue la grande inconnue du scrutin.

Plusieurs de leurs représentants, notamment Imer Salmani qui avait obtenu un score honorable au premier tour, n'ont pas donné de consignes de vote.

Selon des sources concordantes, la participation était faible dans les régions de Tetovo et Gostivar, où réside une majorité d'Albanais.

Contentieux avec Athènes

Le candidat du VMRO-DPMNE, le parti conservateur au pouvoir, Gjorgji Ivanov, est opposé à celui de l'Union sociale-démocrate, le principal parti de l'opposition, Ljubomir Frckoski. Les derniers sondages désignaient Gjorgji Ivanov comme le favori.

La Macédoine doit «avant tout» régler la question du nom du pays qui l'oppose à la Grèce depuis dix-huit ans, car cela entrave les perspectives de Skopje vers l'Union européenne et aussi pour l'adhésion à l'Otan, a déclaré M. Ivanov après avoir voté.

Athènes bloque la reconnaissance internationale de la Macédoine sous ce nom, considérant qu'il fait partie exclusivement de son patrimoine historique national. La Grèce avait refusé l'année dernière l'adhésion de la Macédoine à l'OTAN en raison de cette affaire.

Fonction honorifique

Le président macédonien détient de par la Constitution une fonction essentiellement honorifique; il est cependant le commandant en chef des armées et a son mot à dire en matière de politique étrangère. L'essentiel du pouvoir revient au chef du gouvernement.

Cette élection présidentielle macédonienne revêt une importance capitale pour l'avenir européen du pays.

La Macédoine ne peut pas se permettre que le scrutin soit entaché d'incidents ou de violences, comme ce fut le cas l'année dernière pour les élections législatives. Candidate à l'Union depuis fin 2005, la Macédoine piétine depuis dans sa progression vers l'Europe.

(ats)

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