23.10.2020 à 22:34

GenèveSeconde vague et hiver: retour de la grande précarité

Après la fermeture mi-juin des lieux ouverts pour lutter contre le sans-abrisme durant la crise du covid-19, les acteurs sociaux sont à nouveau dépassés.

von
lhu
Durant la première vague de la pandémie du coronavirus, la caserne des Vernets pouvait accueillir jusqu’à 260 personnes .

Durant la première vague de la pandémie du coronavirus, la caserne des Vernets pouvait accueillir jusqu’à 260 personnes .

KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Mi-juin, les lieux ouverts au début du printemps pour lutter contre le sans-abrisme en période de pandémie ont brutalement été fermés. Alors que la seconde vague de Covid-19 frappe Genève de plein fouet, la situation se dégrade pour les personnes vivant dans la précarité. Les abris nocturnes sont saturés. Les accueils de jour sont dépassés. Les acteurs de terrain tirent la sonnette d’alarme, a révélé vendredi la «Tribune de Genève»

«La situation, au seuil de l’hiver, est assez catastrophique», annoncent les membres du CausE, le collectif d’associations locales actives dans le domaine de l’urgence sociale, cités par le quotidien genevois. De jour, c’est un millier de personnes qui sont concernées par le manque de structures d’accueil et qui errent, sans but, dans les rues de Genève. La nuit? Ce sont cent vingt places d’hébergement d’urgence qui font défaut depuis la fermeture de la caserne des Vernets, qui pouvaient accueillir jusqu’à 260 personnes.

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