10.11.2020 à 16:55

LausanneSecteur de la restauration: «Nous sommes au bord du précipice»

Regroupés autour du mouvement #QUIVAPAYERLADDITION, des tenanciers de restaurants et de bars ainsi que des traiteurs ont manifesté mardi pour réclamer davantage de soutien financier des pouvoirs publics.

von
Abdoulaye Penda Ndiaye
Le secteur de la restauration demande des mesures rapides pour atténuer les effets de la fermeture des établissements publics. 

Le secteur de la restauration demande des mesures rapides pour atténuer les effets de la fermeture des établissements publics.

Keystone

Répartis en petits groupes de moins de cinq personnes, ils étaient une centaine à manifester mardi à midi sur la place Saint-François à Lausanne. Une manifestation quasi silencieuse, aussi atypique que symbolique du marasme financier qui frappe le secteur de la restauration: des tables, des couverts, des menus et aucun client. «Je n’ai pas de salaire depuis sept mois. Je vis sur mes réserves tout en continuant de payer mes charges et les salaires de mes quelque 225 employés», souligne Julien, 39 ans, qui exploite avec un associé pas moins de cinq établissements entre Lausanne et Genève. «Les autorités politiques nous demandent de rester zen. Qu’on les prive de salaire pendant sept mois et on verra s’ils arrivent à rester zen», proteste-t-il.

Alexandre, traiteur lausannois représentant la sixième génération d’une enseigne familiale, signale l’urgence des mesures financières supplémentaires pour aider une corporation dont il estime qu’elle a été «expropriée de son outil de travail».

«Si nous tombons, nous tombons ensemble»

«Nous sommes au bord du précipice. Certains d’entre nous ne verront pas l’hiver. D’autres ne tiendront même pas jusqu’à fin novembre», avertit un autre restaurateur. «Employeurs et employés sont liés dans la crise. Si nous tombons, nous tombons tous ensemble», clame le mouvement #QUIVAPAYERLADDITION. Ces restaurateurs, tenanciers de bars et traiteurs demandent que les charges sociales liées au RHT soient supprimées ou au moins compensées, une répartition des coûts des loyers commerciaux entre le locataire, le bailleur et l’Etat, la suspension de la loi sur les poursuites et faillites jusqu’à la fin de la pandémie ainsi qu’une indemnisation à hauteur du préjudice subi depuis les restrictions du mois de mars.

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Les restaurateurs réclament une indemnisation à hauteur du préjudice subi avec les restrictions liées à la crise sanitaire.

Les restaurateurs réclament une indemnisation à hauteur du préjudice subi avec les restrictions liées à la crise sanitaire.

Keystone

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631 commentaires
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ça existe

11.11.2020 à 21:07

Et les patrons qui volaient la caisse de la sommelière après une dure journée. Par le passé, mêmes certaines cotisations de prévoyance n'étaient pas versées en faveur de l'employé. Combien d'employés n'ont pas retrouvé leur dû.

Zorro

11.11.2020 à 21:00

Bistrots,bistrots, bistrots, on vous donne déjà assez ! Avec les prix surfaits des repas et boissons vous aviez pour la plupart de quoi mettre de côté! Alors stop !

Zorro

11.11.2020 à 20:49

Il y a aussi des patrons de bistrots riches et qui possèdent des propriétés et surtout à Lausanne ! Arrêtez votre cirque ! Bien des plus petits commerçants sont plus dans la m..... que une vous!