04.11.2020 à 16:38

Coronavirus à GenèveSecteurs sinistrés: Genève veut payer, Berne un peu moins

Le Conseil d’Etat veut débloquer 90 millions pour les «cas de rigueur». Mais la Confédération n’a pas prévu autant.

von
Jérôme Faas
Nathalie Fontanet, conseillère d’Etat chargée des finances.

Nathalie Fontanet, conseillère d’Etat chargée des finances.

keystone-sda.ch

Entre la semaine dernière et l’actuelle, le Conseil d’Etat a adopté cinq projets de loi destinés à aider les activités économiques particulièrement ravagées par la crise du Covid-19. Il s’agit des cas dits «de rigueur», c’est-à-dire qui concernent les secteurs ayant perdu plus de 60% de leur chiffre d’affaires. Dans ce cas de figure, il est prévu que chaque franc mis par le canton soit complété par un franc donné par la Confédération. Au total, Genève prévoit débloquer 90 millions de francs pour l’événementiel (20 millions), les forains (3 millions), l’hôtellerie (50 millions), les agences de voyage (7 millions) et le transport de personnes (10 millions). La facture serait ensuite divisée par deux et Berne s’acquitterait de 45 millions.

«Ce n’est pas suffisant»

Mais il y a un hic. Pour l’heure, le Conseil fédéral imagine affecter 200 millions de francs pour les cas de rigueur de… tout le pays. «Pour l’instant, cet argent n’est pas à disposition, a expliqué Nathalie Fontanet, conseillère d’Etat chargée des finances genevoises. 200 millions pour toute la Suisse, cela signifie 13,8 millions pour Genève. Vous voyez bien que ce n’est pas suffisant. C’est la raison pour laquelle tout un travail de lobbying doit être mené.» Et si Genève n’a pas gain de cause, paiera-t-il toute la facture, ou reverra-t-il son aide à la baisse? «On ne va pas partir de l’idée que ce montant ne va pas être donné, réplique l’élue. La Confédération a les moyens de contribuer à cette situation inédite.»

Nathalie Fontanet a par ailleurs rappelé que les secteurs concernés emploient plus de 8000 personnes. Le Conseil d’Etat a déjà commencé à se pencher sur la question de leur employabilité, rien n’indiquant que leurs domaines d’activités retrouveront des couleurs. «Assiste-t-on à des changements durables? Que va-t-on faire de ces personnes? Une task force a été créée pour y réfléchir», a indiqué la conseillère d’Etat.

«Rouvrir au plus vite»

Nathalie Fontanet a rencontré toutes les associations de commerçants. Elle a expliqué avoir entendu le choc qu’ils ont ressenti à l’annonce de la fermeture de leurs magasins. «Nous sommes conscients de la disparité avec Vaud, du sentiment d’injustice et d’inégalité de traitement.» L’élue a affirmé que le Conseil d’Etat avait «le souhait de rouvrir au plus vite. Les quatre semaines de fermeture sont un maximum. Nous allons réexaminer la situation de manière extrêmement régulière.» Elle a aussi indiqué que l’exécutif étudiait la question des délais de carences et la prise en charge de certains frais fixes.

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148 commentaires
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fallait voter NON

05.11.2020 à 16:03

La faute aux électeurs qui ont voté OUI pour les avions de combat. On vous l'avez dit ici, que Berne allait jouer dorénavant les radins pour tout et rien car les 24 milliards d'entretien restent dans leurs esprits. Ce genre de dépenses inutiles est un tout, subtile et perfide qui pénalisera les cantons quand ils auront besoin de l'argent de Berne. Je n'ai plus enfin de payer mon IFD du coup.

nein nein NEIN

05.11.2020 à 16:01

Nein, Berne ne va pas payer Geneffe. Parce que Berne a besoin d'argent pour les avions de combat ach so.

Genève Tutelle

05.11.2020 à 13:49

Genève veut payer mais avec quoi ? Quand les Verts-Ecolos auront mis le canton à genoux avec leurs taxes et incitations qui nuisent à l'économie, les Caisses de l'Etat seront vides. Bientôt Genève sera sous la tutelle de Berne et ce sera terminée pour les assauts des écolos.