Actualisé 06.06.2018 à 11:14

GenèveSécurité du CERN: nouveau mandat contesté

Securitas et Protectas s'insurgent après qu'une entreprise peu implantée dans la région a remporté l'appel d'offres du CERN.

von
mpo
La mandat de sécurité concerne les parties suisse et française du site de recherche.

La mandat de sécurité concerne les parties suisse et française du site de recherche.

DR

Dès le 30 juin, Securitas ne se chargera plus de la sécurité sur le site du CERN. En effet, après un appel d'offres, c'est la filiale genevoise de la société française Goron qui a remporté le mandat de quelque 6 millions de francs annuels. Cette décision fait grincer des dents Securitas et Protectas, toutes deux en lice pour obtenir ce contrat.

Le directeur régional de Securitas, dénonce dans la «Tribune de Genève», des règles d'«attribution du mandat (...) pas claires. Une succession de faits génère des doutes sur l'impartialité de traitement des candidats qui n'ont, par ailleurs, aucun retour ou explication sur le résultat de l'évaluation».

Peu d'expérience à Genève

Protectas lui emboîte le pas. Elle ajoute aux doléances le fait que Goron est installée de fraîche date dans le canton: «Cette société est parfaitement inconnue sur la place et son effectif actuel serait inférieur à 40 agents, alors que le mandat de sécurité du CERN nécessite (...) au moins 80 agents. Comment le CERN peut-il confier la sécurité de son site à cette société alors qu'un des critères d'adjudication était la capacité opérationnelle actuelle du postulant?» précise son directeur régional.

Face à eux, le CERN se défend de «tout manque de clarté». D'autre part, la société Goron indique qu'elle est prête à engager les personnes licenciées à la suite de la perte du mandat par Securitas afin de disposer de l'effectif adéquat. Au total, une cinquantaine d'employés est prévue pour effectuer la surveillance aujourd'hui assurée par 80 agents de Securitas.

Securitas prévient d'ores et déjà qu'elle va saisir l'Office cantonal d'inspection des relations du travail et la commission paritaire de la branche.

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