David Cunado: «Séducteur? Oui, malgré moi»

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David Cunado«Séducteur? Oui, malgré moi»

L'animateur de «La Singing Compagnie», dont les inédits commencent ce samedi sur TSR1, se fait draguer en coulisses.

par
Anne-Catherine Renaud

– Vous avez une image de beau gosse, êtes-vous un tombeur dans la vie?

– Oui, malgré moi. J'aime que les gens m'aiment. Quand une candidate me dit: «Ma fille est folle de vous!» et qu'elle me regarde comme si j'étais Brad Pitt, ça flatte mon ego.

– Pour «La Singing Compagnie», vous recrutez des gens dans les entreprises et les EMS. On vous drague?

– Toujours! Les grand-mamans me proposent leur héritage (il rit). Des jeunes candidates m'ont proposé de passer une soirée avec elles... et tous les employés de l'entreprise!

– Etes-vous un coeur à prendre?

– Non, je suis marié depuis dix ans avec Matilda Tavelli-Cunado, directrice du Festival d'animation Cinématou de Genève. Nous avons deux filles, Anita, 9 ans et Maé, 5 ans.

– Elles vous regardent?

– Et comment! Mon aînée est sans pitié avec moi. A la moindre incartade de ma part, c'est la sanction.

– On vous reconnaît dans la rue?

– Oui, mais surtout dans les festivals: quand les Suisses ont bu, ils sont plus expansifs. Une personne m'a dit une fois: «Je ne vous aime pas.» Ça m'a fait un peu de peine.

-Au fait, qu'est-ce que «La Singing Companie» a de plus que la «Star Ac'»?

-Ce sont des groupes qui s'articulent autour de la solidarité entre les candidats. Il n'y a pas d'adversité et de concurrence acharnée, ni de cynisme comme dans «Star Ac'». Nous, on fait de la télé-réalité soft! Et puis la Star Ac', ce n'est pas nouveau: elle dure depuis sept ans sur TF1. « La Singing Companie », elle, débarque sur la TSR avec un concept original: débusquer des talents cachés dans des entreprises. Toute la famille peut s'y identifier beaucoup plus facilement. Pour la finale, en direct le 13 novembre sur TSR1, ce sont les téléspectateurs qui voteront.

-Vous chantez au début de l'émission. La chanson, c'est une passion ou un passe-temps?

-Une passion! Je chante depuis l'âge de 8 ans. Mon tube à cette époque, c'était «La belle de Cadix» de Luis Mariano, sa voix me fascinait depuis que j'avais vu «Mexico» à la télévision. Plus tard, à l'école primaire, j'ai interprété devant toute la classe « Le rock du bagne » en espagnol. Et j'essayais de bouger comme Elvis. Aujourd'hui je fais partie de deux groupes.

-A quand un CD?

-Pas pour l'instant. Avec les Frenchy, le groupe qui accompagne «La Singing Companie», on fait des reprises de grands tubes. Mais avec mon autre groupe «Never a style», je compose des chansons depuis 15 ans. On se produira à la Fête de la Musique à Genève, en juin prochain. On devrait songer à un CD, en effet…

-Quelles sont vos ambitions à la TSR ?

-J'aimerais beaucoup animer un talk-show, et puis, pourquoi pas, jouer en guest star dans une série. Je fais déjà l'acteur dans «La Revue de Genève» et «La Revue de Neuchâtel» et j'ai participé au spectacle «Europorchet» avec Marie-Thérèse Porchet en juin dernier.

-Entre animateur, acteur et chanteur, quelle est la casquette que vous préférez ?

-C'est quand je suis acteur que je m'éclate le plus, car je me glisse dans la peau de quelqu'un d'autre et je peux enfin me lâcher.

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