Ségo-Sarko: les résultats définitifs
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Ségo-Sarko: les résultats définitifs

Nicolas Sarkozy a recueilli 31,11% des voix au premier tour de l'élection présidentielle française. Ségolène Royal a elle eu 25,84%.

C'est ce que montrent les résultats définitifs. M.Sarkozy, qui paraît avoir largement mordu sur l'électorat d'extrême droite, réalise le meilleur score au premier tour d'un candidat de droite depuis Valéry Giscard d'Estaing en 1974 et surclasse Jacques Chirac, dont la meilleure performance au premier tour était de 20,84 % en 1995.

«Traumatisme» effacé

Ségolène Royal efface le «traumatisme» du 21 avril 2002 à gauche, dépasse le score cumulé de Lionel Jospin, Christiane Taubira (PRG) et Jean-Pierre Chevènement (MDC) en 2002, et égale presque le score de François Mitterrand en 1981 (25,85 %).

Le réflexe du «vote utile» semble avoir joué à plein après la dispersion de 2002 et lamine la gauche de la gauche, dont seul Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), émerge avec un score équivalent à celui de 2002 (4,11%).

Mobilisation exceptionnelle

Ce scrutin, marqué par une mobilisation exceptionnelle de l'électorat à plus de 84%, illustre l'ancrage du clivage droite- gauche dans le paysage politique en dépit de la percée de François Bayrou, qui perd son pari du «ni droite ni gauche».

Le candidat de l'UDF arrive en 3e position avec plus de 18 % des suffrages, mais il triple pratiquement son score de 2002 (6,84 %), ce qui valide sa stratégie d'indépendance.

Après la qualification-surprise de Jean-Marie Le Pen en 2002 avec 16,86 % des voix, le Front National enregistre un net recul à moins de 11%. Jean-Marie Le Pen, qui avait régulièrement progressé dans les urnes, subit son premier camouflet électoral depuis sa première candidature de 1974.

Un débat télévisé opposera les deux prétendants le 2 mai. Selon un sondage Ipsos, Nicolas Sarkozy l'emporterait au second tour avec 54 % des voix contre 46 % à Ségolène Royal.

Jean-Marie Le Pen, qui donnera ses consignes de vote le 1er mai, a dit craindre que «les Français aient été abusés», visant Nicolas Sarkozy et ceux qui «se sont emparés des idées du FN».

François Bayrou, serein, s'est réjoui d'»une bonne nouvelle» pour la France et s'est gardé de toute consigne. (ats)

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