Ségolène Royal souhaite une remise à plat de la loi Fillon
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Ségolène Royal souhaite une remise à plat de la loi Fillon

PARIS - La candidate socialiste Ségolène Royal a annoncé vendredi qu'elle souhaitait une remise à plat d'»une partie» de la loi Fillon sur les retraites, sans abrogation, et prôné «un fonds de pension collectif» pour les financer.

«Je remettrai à plat la loi Fillon sur les retraites (...) une partie» de cette réforme mais «non pas une abrogation telle quelle», a-t-elle déclaré sur France-Info. «La façon moderne de gouverner, ce n'est pas forcément faire table rase du passé uniquement pour se faire plaisir».

Dans un entretien au Journal des Finances de samedi, la candidate socialiste propose de s'appuyer sur le «fonds de réserve des retraites est une sorte de fonds de pension collectif et c'est la manière dont (elle) envisage le financement des retraites». Elle compte «remettre à niveau» ce fonds» créé sous le gouvernement Jospin qui «compte aujourd'hui 31 milliards à son actif»

Mais Mme Royal «exclut que l'avenir de notre système de retraites passe par l'instauration de fonds de pension privés».

Ségolène Royal précise que seul le Fonds de réserve des retraites créé en 1999 était le seul fonds qui permettrait de sécuriser à moyen et long terme notre système de retraite par répartition. Elle n'envisage en aucune manière la création d'un autre fonds. Dans la même réponse, elle a exclu expressément la création de fonds de pension privé.

«Il faut gouverner de façon intelligente et d'abord faire confiance au dialogue social», a plaidé Ségolène Royal sur France-Info. «Dès mon élection, les partenaires sociaux seront réunis».

C'est à eux qu'»il appartiendra de mettre à plat le dossier des retraites», a assuré la prétendante socialiste à l'Elysée qui a «déjà reçu les représentants des organisations patronales et syndicales». «Les représentants des organisations syndicales sont dans des dynamiques de construction et de vision d'avenir sur la France».

«Elles sont prêtes à discuter avec les entreprises pour voir quelle est la meilleure façon de respecter les salariés et mobiliser la compétitivité des entreprises», a-t-elle ajouté.

La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé qu'»on va se rapprocher du modèle du nord de l'Europe (où) les salaires sont les plus élevés et les entreprises très compétitives».

«C'est la réconciliation que je veux créer en France: nouer des liens de confiance à la place des stratégies de méfiance», a conclu la candidate socialiste.

(ap)

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