Euro 2012/ Italie - Serbie: Seize blessés et un match annulé
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Euro 2012/ Italie - SerbieSeize blessés et un match annulé

La rencontre du groupe C des qualifications pour l'Euro 2012 entre l'Italie et la Serbie a été arrêtée en raison de violences de la part des supporters serbes.

La rencontre du groupe C des qualifications pour l'Euro 2012 entre l'Italie et la Serbie, prévue à 20h50 à Gênes, a été arrêtée en raison de violences de la part des supporters serbes en dehors et dans le stade Luigi Ferraris.

Seize blessés, dix-sept arrestations

Au total 16 personnes ont été blessées dont deux grièvement et 17 supporteurs serbes ont été arrêtés dans la nuit de mardi à mercredi à Gênes, lors d'affrontements avec les forces de l'ordre ayant suvi l'annulation d'un match Italie-Serbie de qualification pour l'euro-2012. Selon les radios italiennes, le calme n'est revenu aux abords du stade Marassi de Gênes (nord) que vers 4H00 locales (2H00 GMT) quand le dernier bus de «hooligans» serbes est parti sous escorte des forces de l'ordre.

La police a procédé à 17 arrestations avant et après le match, retardé d'une demi-heure puis stoppé au bout de six minutes en raison de lancers de fumigènes sur la pelouse par des supporteurs serbes.

Avant la partie, des dizaines de supporteurs serbes complètement ivres s'étaient livrés à des violences dans le centre de Gênes, cassant des vitrines, vandalisant du mobilier urbain, selon les médias italiens.

Ils s'en étaient même pris à leur propre équipe lançant un fumigène à l'intérieur du car des joueurs et menaçant le gardien Wladimir Stojkovic à son arrivée au stade. Celui-ci avait demandé à ne pas jouer le match.

La police saisi des bâtons et des des barres de métal

La police a saisi des bâtons, barres de métal et des couteaux sur une bonne partie des fans serbes ainsi qu'un sac contenant des pétards de grande taille.

«Nous avons cherché à contrôler la zone pour éviter des affrontements entre fans serbes et italiens et nous y sommes parvenus», a raconté sur la chaîne télévisée en continu Sky TG24, Marco Azzaro, chef du corps local des carabiniers.

Selon M. Azzaro, quatre carabiniers ont été blessés pendant les violences.

Le journal local de Gênes, «Il Secolo XIX», a fait état sur son site internet d'un bilan de 25 blessés et d'une vingtaine d'arrestations.

Les violences unaniment imputées aux 1.600 «ultras» serbes qui avaient suivi leur équipe en Italie, ont été vivement dénoncées par la presse italienne.

Un carabinier hospitalisé

«Nous avons tous perdu», titrait le journal «Il Messagero», tandis que la «Gazzetta dello Sport» qualifiait les supporteurs serbes d'«animaux».

Le blessé le plus grave est un officier des carabiniers hospitalisé après avoir reçu en plein visage un engin explosif. Un supporteur serbe souffre aussi de traumatisme facial.

Les violences ont éclaté après l'annulation du match quand certains des supporteurs serbes parqués entre des barrières métalliques, en attendant leur évacuation, ont enfoncé une grille et que la police est entrée dans leur périmètre pour reprendre le contrôle de la situation.

(si)

L'interruption est une «honte» pour la presse serbe

La presse serbe dans son ensemble a fustigé mercredi le comportement des supporteurs serbes qui ont provoqué l'interruption du match Italie-Serbie de qualification. La presse serbe dans son ensemble a fustigé mercredi le comportement des supporteurs serbes qui ont provoqué l'interruption du match Italie-Serbie de qualification pour l'euro-2012 mardi à Gênes, et de nombreux journaux ont exprimé leur «honte».

«La plus grande honte du sport serbe», titrait à la une l'influent quotidien «Politika», rapportant dans le détail les incidents provoqués par les hooligans serbes. Le journal relevait relevait que le capitaine de la sélection, Dejan Stankovic, qui évolue en Italie à l'Inter Milan, a quitté le stade en larmes.

La presse citait abondamment le président de la Fédération serbe de football (FSS), Tomislav Karadzic, selon qui les violences des hooligans à Gênes n'étaient pas «une attaque contre le football, mais contre l'Etat».

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