Crise financière: Selon Micheline Calmy-Rey «d'autres solutions» que les Iles Caïmans sont possibles
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Crise financièreSelon Micheline Calmy-Rey «d'autres solutions» que les Iles Caïmans sont possibles

La société créée pour repêcher les actifs «pourris» de l'UBS pourrait être basée ailleurs qu'aux Iles Caïmans, selon Micheline Calmy-Rey.

La conseillère fédérale socialiste a estimé mercredi qu'il faudrait «peut-être étudier d'autres solutions».

L'installation de cette société dans le paradis fiscal des Caraïbes est souvent expliqué par un souci de rapidité. Mais «on peut aussi imaginer qu'il vaut la peine d'utiliser le temps qui est devant nous pour réfléchir et pour étudier peut-être d'autres solutions», a dit Mme Calmy-Rey à la Télévision suisse romande (TSR).

Interrogée pour savoir si cela signifie que le fonds pourrait ne pas être installé aux Iles Caïmans, la cheffe du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a répondu: «ça veut dire ça».

Défendable

Micheline Calmy-Rey a dit comprendre l'indignation des «petites gens» et des PME face au plan de sauvetage de l'UBS. Mais, a-t-elle souligné, «il était important que le Conseil fédéral prenne ses responsabilités» pour préserver les emplois sur la place financière suisse.

A ses yeux, ce plan doit être «défendable» devant le peuple suisse. Pour cette raison, il faut mettre «un certain nombre de limites» pour que le système de rémunération des dirigeants des grandes banques trouve des correctifs. Ce système «a finalement aussi été à l'origine de cette crise», a-t-elle rappelé.

Le parti socialiste a dénoncé lundi le paquet de mesures en faveur de l'UBS comme étant «financièrement et démocratiquement indéfendable». Le président du PS Christian Levrat a notamment fustigé le recours aux paradis fiscaux dérégulés.

(ats)

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