Corée du Nord: Séoul veut empêcher la guerre «à tout prix»

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Corée du NordSéoul veut empêcher la guerre «à tout prix»

Le président sud-coréen a voulu rassurer son peuple et contredire l'escalade belliqueuse entre Washington et Pyongyang.

Le président sud-coréen Moon Jae-In a assuré qu'aucune décision ne serait prise par Washington (contre la Corée du Nord) sans avoir «consulté la République de Corée et obtenu son accord». (Image - mercredi 16 août 2017)

Le président sud-coréen Moon Jae-In a assuré qu'aucune décision ne serait prise par Washington (contre la Corée du Nord) sans avoir «consulté la République de Corée et obtenu son accord». (Image - mercredi 16 août 2017)

Keystone

Le président sud-coréen Moon Jae-In a assuré jeudi qu'il n'y aurait pas de guerre sur la péninsule coréenne en dépit des tensions exacerbées autour des programmes nucléaire et balistique nord-coréens. «J'empêcherai la guerre à tout prix. Alors je veux que tous les Sud-Coréens soient convaincus qu'il n'y aura pas la guerre».

«Tous les Sud-Coréens ont travaillé si dur pour reconstruire le pays qui était en ruines après la guerre de Corée», a déclaré Moon Jae-In lors d'une conférence de presse marquant ses 100 premiers jours à la présidence.

La Corée du Nord a menacé de tirer une salve de missiles à proximité du territoire américain de Guam, dans le Pacifique, même si Pyongyang semble avoir momentanément mis son projet sur pause. Le pays réagissait aux déclarations du président américain Donald Trump qui a promis de déchaîner sur Pyongyang «le feu et la colère» si les menaces nord-coréennes envers les Etats-Unis continuaient.

Washington a également dit que son armée était fin prête.

Consultation et accord

Cette rhétorique belliqueuse fait craindre une erreur de calcul qui aurait des conséquences catastrophiques. Séoul et ses millions d'habitants sont à la portée des forces d'artillerie considérables de la Corée du Nord.

Mais Moon Jae-In a expliqué qu'il disposait d'un veto de facto sur toute action militaire de Washington, allié et garant de la sécurité de la Corée du Sud. «Personne ne peut prendre de décision sur une action militaire sur la péninsule coréenne sans notre consentement», a-t-il lancé.

«Les Etats-Unis et le président Trump ont également déclaré que, quelle que soit l'option qu'ils choisissent en ce qui concerne la Corée du Nord, une décision ne serait prise qu'après avoir consulté la République de Corée et obtenu son accord», a ajouté Moon Jae-In.

Les Nations unies qui ont pris une série de sanctions ces dernières années contre Pyongyang, réclament l'arrêt de ses programmes d'armement nucléaire et balistique considérés comme mettant à mal la stabilité mondiale. La Corée du Nord ignore les injonctions internationales et justifie le développement de son armée en accusant les Etats-Unis de la menacer. (nxp/ats)

Moscou demande des manoeuvres américano-coréennes allégées

L'allègement des manoeuvres militaires prévues à partir de lundi entre la Corée du Sud et les Etats-Unis, à défaut d'une annulation, permettrait de réduire les tensions avec la Corée du Nord, a estimé mercredi l'ambassadeur russe à l'ONU, Vassily Nebenzia, en réponse à une question de journalistes sur le début de ces manoeuvres la semaine prochaine. «Nous disons aux deux parties qu'elles devraient s'abstenir de tout ce qui pourrait détériorer la situation», a-t-il ajouté, en se félicitant que la tension, alimentée la semaine dernière par des déclarations virulentes des présidents nord-coréen et américain, ait baissé d'un cran ces derniers jours.

Washington appelle à rompre avec Pyongyang

Le vice-président américain Mike Pence a appelé mercredi quatre pays d'Amérique latine (Brésil, Mexique, Chili et Pérou) à rompre leurs relations économiques et diplomatiques avec la Corée du Nord. «Nous appelons avec force le Chili, le Brésil, le Mexique et le Pérou à rompre tous les liens diplomatiques et commerciaux avec la Corée du Nord», a déclaré M. Pence, en déplacement à Santiago du Chili, lors d'une conférence de presse au côté de la présidente chilienne Michelle Bachelet. «Si cet isolement économique et diplomatique se poursuit, nous avons meilleur espoir d'atteindre une solution pacifique et une péninsule coréenne libre du nucléaire», a-t-il plaidé.

(NewsXpress)

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