Océan Atlantique - Sept migrants sauvés et 47 portés disparus au large de la Mauritanie
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Océan AtlantiqueSept migrants sauvés et 47 portés disparus au large de la Mauritanie

Une embarcation avec 54 migrants à bord a dérivé pendant quinze jours au large des côtes africaines. La marine mauritanienne n’a pu en sauver que sept.

En avril dernier, la marine espagnole avait retrouvé cette embarcation au large de l’île de Tenerife, avec les dépouilles de 24 migrants à bord.

En avril dernier, la marine espagnole avait retrouvé cette embarcation au large de l’île de Tenerife, avec les dépouilles de 24 migrants à bord.

AFP

Quarante-sept migrants africains sont portés disparus et probablement morts en mer, alors qu’ils tentaient de gagner l’Europe à bord d’une embarcation, finalement récupérée lundi, au large de la Mauritanie, avec sept rescapés, a indiqué un responsable de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

L’embarcation était partie «selon toute vraisemblance» de la région de Laâyoune (Sahara occidental), le 3 août, à destination de l’archipel espagnol des Canaries, mais a connu une avarie de moteur et dérivé pendant près de deux semaines avant d’être repérée, lundi, par les gardes-côtes mauritaniens au large de Nouadhibou, a précisé ce responsable de l’OIM, Nicolas Hochart, joint au téléphone par l’AFP.

Trois enfants disparus

Cinquante-quatre personnes, dont deux enfants de moins de 3 ans et une adolescente aujourd’hui tous trois disparus, se trouvaient à bord au départ, a-t-il dit en citant les témoignages recueillis par l’OIM auprès des rescapés. Il s’agissait d’Africains de l’Ouest, a-t-il ajouté sans plus de précisions. «Le voyage, si tout se passe bien, ça prend quelques jours au maximum. À partir du moment où le moteur a flanché, ils se sont retrouvés sans réserve» d’eau et de nourriture, a-t-il souligné.

Cet itinéraire passant par l’Atlantique et la côte ouest de l’Afrique jusqu’aux Canaries, porte d’entrée de l’Europe, est l’une des voies privilégiées empruntées chaque année par des milliers de migrants africains à bord de modestes embarcations. C’est un trajet très dangereux. Environ 300 personnes au moins sont mortes ou portées disparues depuis début 2021 sur la «route Atlantique», a indiqué Nicolas Hochart.

(AFP)

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