Vaud – Séquelles de la pandémie: des millions pour la santé mentale des jeunes
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VaudSéquelles de la pandémie: des millions pour la santé mentale des jeunes

Le Conseil d’État veut disposer d’un montant de plus de 11 millions de francs pour endiguer les effets du Covid-19 sur la santé mentale des jeunes.

Partout dans le monde, les enfants et les jeunes adultes sont les plus touchés par les effets de la pandémie sur la santé mentale.

Partout dans le monde, les enfants et les jeunes adultes sont les plus touchés par les effets de la pandémie sur la santé mentale.

afp

Si le Covid-19 est en recul en Suisse et dans le monde, son impact sur la santé mentale des jeunes demeure toujours. Particulièrement chez ceux issus de familles vulnérables. Après une batterie de mesures financées à hauteur de 5 millions de francs l’été passé, le gouvernement vaudois souhaite renforcer et élargir les prestations de la prévention jusqu’à la prise en charge médicale. Par conséquent, l’État sollicite un crédit supplémentaire de plus de 11 millions de francs. Sous réserve de l’approbation de la Commission des finances du Grand Conseil.

Combattre le décrochage scolaire

«Ce programme vise également à réduire les temps d’attente pour les familles et les jeunes lorsqu’ils doivent accéder à des prestations de soutien», a annoncé le Canton. Les mesures déjà lancées pour combattre le décrochage scolaire vont être poursuivies. «Les séquelles de la pandémie sont toujours une réalité, à commencer par les besoins en accompagnement des élèves les plus à risque», constate le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC).

«Une somme de 5,3 millions de francs doit permettre de mobiliser les ressources nécessaires à cette mission qui a déjà montré son efficacité», a ajouté le DFJC. «Les appuis scolaires vont être renforcés grâce à la mise en place du coenseignement pour les élèves en risque de décrochage. Cela passe par des enseignants ou des enseignants spécialisés présents en classe pour être à la disposition des élèves ayant des besoins particuliers», précise Raphaël Gerber, directeur général adjoint de la Direction générale de l’enseignement obligatoire (DGEO).

Un accent particulier sera axé sur la prévention du suicide et un renforcement des professionnels relais dans le domaine de l’accueil extrascolaire.

Combinaison des compétences

Quelque 900’000 francs sont prévus pour renforcer la formation des enseignants, des psychologues, des psychomotriciens, des logopédistes et des assistants à l’intégration sous la coordination de la DGEO et de la pédagogie spécialisée, du Service universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent du CHUV et la Haute École pédagogique du canton de Vaud.

Freiner la spirale


Avec la pandémie, la prise en charge médicale et interdisciplinaire des enfants et ados a connu une hausse remarquable. En parallèle, les suspicions de maltraitance, les consommations de stups et les troubles de comportement alimentaire ont également augmenté.

Par conséquent, les délais d’attente pour la prise en charge de familles avec des problématiques de maltraitance se sont allongés, alors que les demandes étaient déjà en hausse bien avant la pandémie. Pour freiner cette spirale, le Département de la santé et de l’action sociale veut engager, dès cette année, des professionnels spécialisés pour renforcer l’ensemble des structures du CHUV actives dans la prise en charge psychologique et médicale des enfants et des adolescents.

(apn)

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