Actualisé 19.10.2017 à 12:51

Tribunal fédéralSéquestre confirmé des avoirs d'Ousman Sonko

L'argent séquestré, près de 14'000 francs, devrait servir à payer les frais de procédure de l'ex-ministre gambien.

Capture d'écran.

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Twitter @BenDeMoerloose

Le Tribunal fédéral (TF) a confirmé la saisie de l'argent liquide séquestré lors de l'arrestation d'Ousman Sonko, en janvier dernier, au centre de requérants d'asile de Lyss (BE). L'ex-ministre de l'intérieur de Gambie est soupçonné de crimes contre l'humanité.

Il avait contesté la saisie de ses avoirs en expliquant qu'il en avait besoin pour payer les honoraires de Me Philippe Currat, un spécialiste du droit pénal international qu'il a choisi pour sa défense. Dans un arrêt diffusé jeudi, le Tribunal fédéral a rejeté le recours d'Ousman Sonko et confirmé la décision du TPF.

Les juges de Mon Repos rappellent à Ousman Sonko qu'un défenseur d'office lui a été désigné. Après que le Ministère public de la Confédération a été avisé du mandat confié à Me Currat, celui du défenseur d'office a été suspendu.

Il n'est toutefois pas exclu que le mandataire d'office reprenne la défense d'Ousman Sonko. Selon les juges de Mon Repos, qui confirment sur ce point l'argumentation du TPF, on ne voit pas pourquoi l'avocat d'office ne serait pas en mesure de défendre efficacement les intérêts de l'ex-ministre gambien.

L'argent séquestré, au total près de 14'000 francs, devrait servir à payer les frais de procédure. Ousman Sonko détenait des francs suisses, des euros, des dollars et des livres britanniques. Selon le TF, la non-restitution de ce montant ne viole pas, en l'espèce, le droit d'Ousman Sonko a une défense effective.

Détention prolongée

Ousman Sonko était ministre de l'intérieur de Gambie de 2006 à 2016. Il a également été chef de la police et commandant de la garde présidentielle en 2003. Il est accusé d'avoir été présent lors d'actes de torture et a été interpellé à Lyss après une dénonciation de Trial International, une ONG établie à Genève. Depuis, sa détention provisoire a été reconduite à plusieurs reprises.

Le TPF a prolongé fin août la détention d'Ousman Sonko jusqu'au 25 octobre. Il a rejeté le recours de l'ex-ministre gambien contre une décision du Tribunal des mesures de contrainte du canton de Berne. Le Ministère public de la Confédération n'a pas voulu indiquer s'il a requis une nouvelle prolongation de la détention auprès de l'instance bernoise. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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