Actualisé 24.10.2014 à 09:58

Football

Serge Duperret évoque une fusion pour Le Mont

Le président du club de Challenge League prépare déjà l'avenir. Celui-ci pourrait passer par un partenariat avec un club de Super League, voire étranger, mais aussi par un mariage pur et simple.

de
tim
Serge Duperret aime le Nord vaudois. Et se voit bien y rester sur le long terme, quitte à ne plus jamais revenir au Mont.

Serge Duperret aime le Nord vaudois. Et se voit bien y rester sur le long terme, quitte à ne plus jamais revenir au Mont.

Alors que le derby entre Le Mont et Lausanne approche à grands pas (dimanche, 15h à Baulmes), le président du club montain assure avoir une vision pour l'avenir. Celui-ci passe par un rapprochement avec d'autres clubs ou des investisseurs, voire carrément une fusion pour sa première équipe.

Serge Duperret, dans quel état d'esprit abordez-vous ce choc face à Lausanne?

Je suis serein. En battant Winterthour, nous avons prouvé à tout le monde que la place du Mont en Challenge League n'était pas usurpée. Nous sommes à notre juste place. On peut regretter certains points perdus, qui nous placeraient en position plus confortable.

Vous aimeriez dépasser le grand voisin, c'est quelque chose qui vous parle?

Non. J'aimerais voir le LS monter. De par son histoire, le LS a une place en Super League. Ce qui ne va pas nous empêcher de tout faire pour le battre dimanche, parce que nous respectons le sport, mais j'ai envie de voir un club vaudois en Super League et l'autre en Challenge League. J'ai envie que ce soit le cas dans les années à venir. Et comme je ne peux influer sur la destinée du LS, j'ai envie de tout faire pour que mon club survive dans l'élite. Pas pour moi, pour le foot vaudois.

Le Mont est-il en danger?

Pas dans l'immédiat. Mais je dois penser à la suite. Je suis dans la peau d'un entrepreneur de 60 ans, qui n'a pas des ressources infinies. Je dois trouver des solutions pour la suite, trouver des forces auxquelles m'associer pour que le canton de Vaud continue d'avoir un club en Challenge League.

Tout seul, vous n'y arrivez pas?

Si, j'y arrive très bien, je vous remercie. Mais je dois penser à la suite, je le répète. Je suis présent au Mont depuis 1996, cela fait cinquante ans que je suis dans le foot, depuis mon enfance. Ce serait fou et irresponsable de ma part de ne pas penser à ce qui peut se passer après mon départ. Le constat est simple: je n'ai pas de successeur. A l'intérieur du club et dans son entourage, je ne vois personne.

Donc?

Donc, je dois envisager des partenariats. Il y a des gens qui m'approchent.

Qui?

Un club italien de Serie A, dont le directeur administratif est bien connu en Suisse. Il aimerait se servir du Mont comme d'une plateforme pour de jeunes joueurs. Pourquoi pas? Sinon, il y a un club de Suisse alémanique, qui est en Super League. Ils m'ont demandé ce que je penserais de devenir leur point d'accroche en Suisse romande. C'est une option que j'envisage. Mais il y en a une autre.

Laquelle?

Aujourd'hui, je constate que je suis très bien accueilli dans le Nord vaudois. Il y a du public, plus qu'il n'y en a jamais eu au Mont. Les infrastructures à Baulmes sont de grande qualité, et je me sens à l'aise dans cette région nord-vaudoise, dont je suis originaire. Fusionner avec le club local est une option, bien sûr, mais aussi fusionner notre première équipe avec Yverdon ou d'autres clubs potentiellement intéressés. Ce serait une solution idéale, en tout cas pour moi.

Pourquoi?

Yverdon a un public, un président qui s'investit, et une renommée intéressante. Mettre nos forces en commun, ce serait très agréable pour moi et une belle manière de continuer l'aventure.

En êtes-vous au stade des discussions?

Exactement. Il n'y a rien de plus. Mais nous avons une assemblée de la Swiss Football League le 2 décembre, et il faut déjà commencer à préparer les licences pour le début d'année prochaine. Nous en sommes au stade des discussions, c'est vrai, mais avec moi, les choses vont très vite en général.

Ton opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!