Avalanches: Série «inhabituelle» d'accidents mortels
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AvalanchesSérie «inhabituelle» d'accidents mortels

Depuis jeudi dernier, sept avalanches meurtrières ont dévalé les pentes en Suisse. Pour le Club alpin suisse (CAS), cette fréquence est inhabituelle, selon son responsable de la sécurité.

Deux avalanches,dont une mortelle, se sont produites vendredi dans le domaine skiable de Piz Nair, sur les hauts de Saint-Moritz (GR).

Deux avalanches,dont une mortelle, se sont produites vendredi dans le domaine skiable de Piz Nair, sur les hauts de Saint-Moritz (GR).

Outre cette accumulation inhabituelle, la répartition des accidents mortels sur une si grande aire géographique, a expliqué Ueli Mosimann mardi à l'ats: trois ont eu lieu en Valais, deux dans les Grisons, un dans le canton d'Uri et un dans les Alpes vaudoises, aux Diablerets.

Composition néfaste

«La raison de cette accumulation est la composition extrêmement défavorable de la couche neigeuse», poursuit Ueli Mosimann. Aux premières chutes de neige de début décembre a succédé une longue période de beau temps. Dans ces conditions, la neige se transforme en gros grains semblables à ceux du sucre.

A Noël, de la neige fraîche est tombée sur cette couche, mais l'ancienne strate et la nouvelle se sont mal assemblées. «Pour cette raison, le danger de plaque neigeuse ou d'avalanche est important», explique l'expert du CAS. De plus, les endroits dangereux ne sont pas reconnaissables sous le manteau de neige fraîche.

A cela s'ajoute que les jours fériés et la météo ensoleillée attirent beaucoup de monde en montagne, ce qui conduit à une augmentation des accidents.

Situation très critique

Des dizaines d'avalanches ont été recensées depuis Noël, dont sept ont été meurtrières, rappelle aussi l'Institut pour l'étude de la neige et des avalanches (SLF). Ces deux dernières décennies, 22 personnes ont en moyenne perdu la vie dans des coulées de neige chaque hiver.

Mardi, le danger était marqué en Valais, dans les Alpes vaudoises, la région du Gothard et aux Grisons, ce qui correspond au degré 3 sur 5. C'est à ce degré 3 que sont enregistrés le plus d'accidents d'avalanches impliquant des skieurs ou des randonneurs.

Aucune détente n'est en vue et la situation restera très critique, avertit le SLF. Un seul skieur peut mettre en mouvement les couches profondes fragiles. (ats)

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