Actualisé 31.05.2006 à 23:55

Servette en quête de son passé

Mis en faillite en février 2005, puis relégué sur le tapis vert, le Servette FC entame les finales de promotion en Challenge League ce soir, à 19 h 30, à Herisau.

Avec des vieux briscards comme Barea, Bratic, Cravero, Londono et Pizzinat ou des jeunes talents, tels Esteban, Kusunga ou Hochstrasser, le Servette FC possède ce mélange d'expérience, de talent et de jeunesse nécessaire à accomplir de grandes œuvres.

Avec un budget de 1,2 million de francs, le SFC s'est donné les moyens de se hisser en Challenge League, sans toutefois tomber dans la surenchère. «On ne dépense que l'argent que l'on a, insiste le président du SFC, Francisco Vinas. Toute personne qui verse au moins 5000 fr. peut voir les comptes. Je fais dans la transparence.»

«Si je tire un premier bilan de la saison, je suis très heureux du soutien populaire reçu (moyenne de 1800-1900 spectateurs à la Praille, 1450 abonnés), constate Francisco Vinas. Par contre, j'attendais un soutien supérieur de la part des autorités et du tissu économique (7000 plaquettes envoyées pour un résultat mitigé). En première ligue, on n'intéresse personne!»

Le Servette FC va donc jouer son destin sur quatre matches. «C'est absurde, lance Francisco Vinas. Les trois champions devraient être promus, point final.» Et d'enchaîner: «En abordant ces finales, rappelons-nous d'où nous venons. Promus ou non, on ne changera pas notre philosophie basée sur les joueurs de feu le Servette et sur les jeunes issus de notre centre de formation, des moins de 18 ans notamment.»

Le vainqueur de ce Servette - Herisau en découdra avec le gagnant d'UGS - Bienne (match aller ce soir à 20 h à Frontenex).

David Cherix

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