Actualisé 20.04.2019 à 17:27

Football

Servette est toujours aussi intouchable

Les Grenat, à nouveau menés deux fois au score, s'imposent encore, contre Winterthour cette fois. Trop facile

de
Daniel Visentini, Winterthour
Il n'a falli que quelques minutes à Servette pour renverser la vapeur à Winterthour (photo Lafargue).

Il n'a falli que quelques minutes à Servette pour renverser la vapeur à Winterthour (photo Lafargue).

C'est devenu une mauvaise habitude, qui demeure sans conséquence pour Servette. Comme contre Chiasso une semaine plus tôt, les Grenat ont été menés au score par deux fois avant de signer un nouveau succès. Cela dit toute la supériorité des Genevois cette saison, qu n'attendent plus que la confirmation mathématique de leur promotion promise. Cela raconte également une forme de suffisance qui gagne les Grenat depuis un moment, faute de payer cash les hésitations qui se multiplient.

La première? Le poteau de Spiegel tremblait encore, sa claquette salvatrice du gant droit ayant dévié la frappe enroulée de Wüthrich, quand les premières imprécisions ont fait leur apparition. Une mauvaise relance de Rouiller pour commencer, qui rendait le ballon à Arnold, un contre ensuite qui, pour malheureux qu'il fût, racontait aussi ce déficit de concentration; cette punition enfin, avec ce tir parfait brossé dans la lucarne de Frick par Roberto Alves.

Servette a sans doute pris l'habitude de ne pas s'affoler quand il est mené au score, peut-être même d'avantage encore contre Winterthour, mais ce vilain tropisme de mal commencer la partie aura surtout donné confiance aux Zurichois. Même quand Schättin a concédé un autobut (sous la pression de Kone) qui confortait les Grenat dans leur ronron, Winterthour a continué à jouer. Servette a alors inventé une horreur, une forme d'autobut par procuration, quand Wüthrich s'est oublié, lançant Doumbia avant que Sarr n'intervienne en concédant un penalty (transformé par Sliskovic).

Ne pas verser dans la facilité

A la mi-temps, on imagine sans peine un Alain Geiger haussant le ton. Pour rappeler aux siens les vertu de cette discipline qui faisait cruellement défaut. C'est bien d'être supérieur dans tous les domaines, de se créer des occasions, d'avoir la possession du cuir, mais il ne faut pas verser dans la facilité.

Comme souvent, c'est après la pause que les Grenat ont donc ajusté le viseur. Cela n'a pas trainé. Une ouverture de Maccoppi (c'est bien quand il joue vers l'avant) pour Schalk, un centre tendu du Néerlandais pour Kone et c'était 2-2 à la 48e minute. Six minutes plus tard, Kone rendait le ballon à Wüthrich, qui effaçait sa bourde de la première période avec une frappe chirurgicale sous la latte. Face à ce Servette conquérant mais parfois dilettante, Winterthour aura encore quelques occasions. Mais sans parvenir à les concrétiser. Servette continue de dormir sur ses deux oreilles.

Winterthour - Servette 2-3 (2-1)

Schützenwiese, 4600 spectateurs. Arbitre: M. Klossner.

Buts: 13e Roberto Alves 1-0; 31e Schättin (autobut) 1-1; 38e pen. Sliskovic 2-1; 48e Kone 2-2; 54e Wüthrich 2-3.

Winterthour: Spiegel; Markaj, Isik, Hajrovic (46e Cavar), Schättin (66e Wild); Arnold, Doumbia; Sliskovic, Roberto Alves, Radice (85e Gazzetta); Seferi.

Servette: Frick; Sauthier, Sarr, Rouiller, Iapichino; Maccoppi; Stevanovic, Wüthrich (73e Imeri), Cognat (84e Follonier); Schalk (78e Alphonse), Kone (68e Chagas).

Avertissement: 37e Sarr (jeu dur).

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