Football: Servette: l'affaire prend une tournure politique
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FootballServette: l'affaire prend une tournure politique

Le Grand Conseil genevois va se saisir du dossier Servette FC.

Les déboires du Servette FC prennent une tournure politique. Les députés du Grand Conseil genevois discuteront jeudi d'une motion concernant l'avenir du stade de Genève, dont l'affectation pose problème vu que le club est appelé à évoluer en 3e division (Promotion League) la saison prochaine, ou même deux ligues plus bas en cas de faillite.

Relégué sur le tapis vert après que la Ligue suisse de football lui a refusélundi sa licence de jeu en Challenge League pour la saison prochaine, Servette est confronté à de gros problèmes financiers et risque la faillite. Or, le club était jusqu'à présent le principal utilisateur du stade de 30'000 places...

«Nous travaillons sur ce dossier depuis deux mois», a fait savoir mardi Christo Ivanov, le vice-président de la commission de contrôle de gestion du Grand Conseil, confirmant une information parue dans la presse locale. La motion devrait faire l'unanimité au Grand Conseil, aucun parti ne s'y opposant.

Le texte demande que le stade de Genève soit considéré comme une infrastructure d'utilité publique. Il réclame aussi que la Fondation du stade de Genève s'occupe de gérer l'enceinte, dont le coût d'entretien annuel est estimé entre 1,5 et 2 millions de francs.

Selon la motion, des travaux de remise à niveau du stade doivent aussi être entrepris par le canton, soit une dépense de plusieurs millions de francs. La motion ouvre également la porte à une participation d'investisseurs privés à ces adaptations.

Le texte exige enfin que les futurs locataires du stade ne fassent pas preuve d'opacité vis-à-vis des pouvoirs publics, comme on le reproche aujourd'hui au Servette FC du président Hugh Quennec. «Le club a manqué de transparence», a souligné M.Ivanov, qui a été surpris de l'ampleur des soucis financiers de l'équipe grenat.

Magistrat en charge des sports de la Ville de Genève, Sami Kanaan critique vertement le président de Servette Hugh Quennec dans «La Tribune de Genève»: «Cette relégation est un gâchis qui aurait pu être évité s'il ne s'était pas montré aussi hermétique à certaines offres», estime-t-il. «Il a fait beaucoup pour le sport, mais il n'aime ni partager le pouvoir, ni montrer ses comptes.» (ats)

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