Challenge League: Servette s'offre Margairaz et se montre optimiste
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Challenge LeagueServette s'offre Margairaz et se montre optimiste

Le club genevois a officialisé l'engagement de l'ancien joueur du FC Sion et affirmé ses ambitions. A quelques jours de la reprise, dimanche à Chiasso, l'ambiance est au beau fixe.

par
Timothée Guillemin
Xavier Margairaz a signé jusqu'à la fin de la saison, avec option pour une année supplémentaire.

Xavier Margairaz a signé jusqu'à la fin de la saison, avec option pour une année supplémentaire.

La «famille grenat» s'est réunie jeudi soir au Stade de Genève, dans une salle de presse pleine à craquer, pour ce qui était une «séance d'information» organisée par le club. Les chaises ont vite manqué devant l'afflux de supporters, ce qui n'a pas étonné Jean-Michel Aeby. «Servette, cela représente quelque chose. On en a encore la confirmation ce soir», a relevé l'entraîneur grenat. Ce que Pascal Zuberbühler, nouveau directeur technique du club, a résumé ainsi: «Genève, ça bouge, ça vit.»

Visiblement, le premier tour a donné de l'énergie à tout le staff, à l'heure d'affronter un printemps que tous espèrent être celui de la remontée en Super League. Pour atteindre ce but, Servette pourra compter dès la deuxième journée sur un renfort de poids. Xavier Margairaz (30 ans) est officiellement servettien jusqu'à la fin de la saison, avec option pour un an supplémentaire. Présent jeudi au Stade de Genève, il a pu mesurer toute l'attente pesant sur ses épaules.

Le retour immédiat en Super League est un objectif pour le SFC en cette année 2014, mais il n'est pas le seul. Le directeur administratif Philippe Salvi en voit en tout cas un autre: «Nous voulons remplir le stade. Pour cela, nous misons sur la proximité, nous voulons créer des liens avec la population. Nous souhaitons que les Genevois soient fiers de Servette.»

Le club entend s'appuyer sur son académie. «Elle tient très à cœur à Hugh Quennec», a précisé Philippe Salvi, qui s'exprimait au nom du président, annoncé souffrant. «Notre formation? J'ai joué à Bâle, à GC et à l'étranger, et je n'ai jamais vu autant de talent réuni sur une place. Et je n'ai pas l'habitude de mentir», a surenchéri «Zubi», qui a également expliqué tout le bien qu'il pensait du déménagement de la première équipe à Balexert. «Il n'y avait rien à reprocher au Parc des Evaux, où nous étions très bien. Mais nous voulions nous rapprocher de la formation, tout centraliser.» Philippe Salvi a estimé à trois millions de francs le montant nécessaire pour moderniser Balexert, s'en remettant aux politiques («Mais je ne voudrais pas avoir l'air d'insister», a-t-il souri), tandis que Pascal Zuberbühler a plaidé pour un terrain supplémentaire, afin que les M21 puissent également s'y entraîner, eux qui sont actuellement «délocalisés» à Carouge. Quant au Stade de Genève, Philippe Salvi a estimé les coûts de mise aux normes pour la Super League et l'accueil des spectateurs à 25 millions de francs environ.

Répondant à une question du public, le directeur administratif du club a également souligné que le SFC préparait deux demandes de licence bien distinctes: une pour la Super League, l'autre pour la Challenge League. «Nous devons les rendre pour le 30 mars. Sportivement, rien ne sera décidé», a-t-il expliqué à un supporter très prévoyant.

A noter que Loïc Favre, également annoncé souffrant jeudi soir, sera désormais responsable du scouting et du recrutement. «Notre staff technique est important, cela nous permettra de bien travailler, mais cela nous met aussi un peu de pression», a souligné Pascal Zuberbühler. Pas de quoi faire peur au nouveau directeur technique servettien: «La pression, c'est quelque chose de positif. Je ne peux pas travailler sans elle, et je m'en sers pour avancer. Parfois, je la mets aussi un peu aux joueurs, mais ils savent eux-mêmes ce qu'il faut faire pour gagner. Si on veut grandir et tendre vers l'excellence, il faut vivre avec un haut niveau d'exigence.»

Le mot de la fin est revenu au capitaine Alexandre Pasche: «On peut faire quelque chose de grand, je suis confiant. L'arrivée de Xavier Margairaz confirme les ambitions du club.» A prouver dès dimanche, sur le terrain du FC Chiasso. Car, comme l'a encore répété Jean-Michel Aeby jeudi, il faudra être prêt très vite. Après le voyage en terres tessinoises, ce sont Schaffhouse et Vaduz, deux prétendants à la montée, qui se déplaceront au Stade de Genève.

Xavier Margairaz, pourquoi avoir choisi Servette pour continuer votre carrière?

Xavier Margairaz, pourquoi avoir choisi Servette pour continuer votre carrière?

Il y a un élan positif ici, vous l’avez entendu ce soir. On joue clairement la montée, le club est très professionnel. Servette, c’est un nom prestigieux, mais ce n’est pas la seule chose qui m’a convaincu. Je suis persuadé qu’il y a de belles choses à faire ici.

Où en êtes-vous de vos soucis avec le FC Sion?

Où en êtes-vous de vos soucis avec le FC Sion?

Tout n’est pas réglé. En fait, pour venir à Servette, j’ai signé une décharge, qui stipule que je devrais assumer d’éventuels frais liés au transfert. Mais il y a peu de chances que cela arrive, et je vais faire valoir mes droits. On en saura plus d’ici six à neuf mois, mais je suis confiant.

Physiquement, vous vous sentez bien, après six mois sans jouer?

Rien ne remplace les matches, mais j’ai travaillé de mon côté pour rester en forme. Je ne serais pas qualifié pour le premier match, mais je postulerai à une place dans l’équipe juste après.

Lausanne, Xamax, Sion et maintenant Servette…Finalement, vous aurez joué pour chaque club romand d’élite!

Oui, c’est vrai. Enfin, il me manque Yverdon, que j’ai quitté à 17 ans pour aller à Lausanne. Je n’ai pas eu le temps de jouer en LNA avec YS!

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