Votations: Service public: la partie est encore loin d'être finie
Actualisé

VotationsService public: la partie est encore loin d'être finie

Les parlementaires reparleront dans un futur proche de la limitation des salaires des patrons des ex-régies fédérales.

par
dmz
Le conseiller national Corrado Pardini (SP/BE) ne lâche pas le morceau.

Le conseiller national Corrado Pardini (SP/BE) ne lâche pas le morceau.

Keystone/Lukas Lehmann

Refusée par quelque 68% des votants, l'initiative «En faveur du service public» n'a pas convaincu. Elle n'est pas pour autant totalement enterrée. Des élus ont décidé d'exhumer une partie du texte: la limitation du salaire des dirigeants des entreprises telles que les CFF, Swisscom ou La Poste.

Si l'initiative prévoyait un revenu qui ne devait pas dépasser celui d'un conseiller fédéral (environ 475'000 fr. par an), le conseiller national Corrado Pardini (PS/BE) a déposé hier une motion proposant un plafond à 500'000 fr. «Personne ne comprend ces salaires. Un demi-million, c'est bien suffisant. Et si les managers ne s'en accommodent pas et s'en vont, c'est qu'ils ne sont pas les bons pour ce job», déclarait l'élu au «SonntagsBlick» dimanche. Pour rappel, le PDG de Swisscom gagne 1,77 million par an, celui des CFF 1,2 million et la cheffe de La Poste un peu moins de 1 million. Le politicien n'est d'ailleurs pas le seul à s'être emparé du sujet. La semaine dernière, sa collègue de parti Susanne Leutenegger Oberholzer (BL) a lancé une initiative parlementaire allant dans le même sens.

Si aucun des deux textes ne devait aboutir, Corrado Pardini songe à lancer une initiative populaire. Un autre thème voté dimanche sera par ailleurs au programme des Chambres, pendant cette session encore. Le Conseil national s'attaquera le 15 juin au fonds Forta pour le financement des routes. Le refus de l'initiative dite «Vache à lait» laisse la voie royale à ce projet, qui prévoit notamment une légère hausse du prix de l'essence.

Votes surprenants

L'enquête menée à l'issue des votations sur les sites du groupe Tamedia donne ses premiers résultats. En ce qui concerne le profil socio-démographique des votants, quelques chiffres sortent du lot. Ainsi, l'initiative «Pro Service public» est mieux acceptée par ceux qui ne prennent jamais les transports publics (43%) que par ceux qui les prennent quotidiennement (27%). En ce qui concerne le RBI, il a su convaincre les chômeurs, mais a été rejeté par les 18-24 ans.

Ton opinion