Journée de la bonne action - Ses parents lui évitent de couler à pic
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Journée de la bonne actionSes parents lui évitent de couler à pic

A cause des cours universitaires à distance, Chiara Bovigny est passée à deux doigts du burn-out. Elle n’a pas vacillé grâce à ses parents, quotidiennement à ses côtés.

par
AMI
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Chiara Bovigny, étudiante à l’Uni de Fribourg, a craqué pendant la deuxième vague.

Chiara Bovigny, étudiante à l’Uni de Fribourg, a craqué pendant la deuxième vague.

Sébastien Anex
Elle a frôlé le burn-out, notamment à cause des cours à distance et de la charge de travail.

Elle a frôlé le burn-out, notamment à cause des cours à distance et de la charge de travail.

Sébastien Anex
Sans l’affection de ses parents, elle aurait probablement sombré, explique-t-elle.

Sans l’affection de ses parents, elle aurait probablement sombré, explique-t-elle.

Sébastien Anex

Pour Chiara Bovigny, étudiante en science de la communication et des médias à l’Université de Fribourg, suivre les cours à domicile a été un calvaire. Elle avait plutôt bien vécu le confinement du printemps 2020. Mais, lors de la deuxième vague, elle craque. Les journées passées seule devant l’ordinateur, la surcharge d’un travail qu’elle veut parfait et le blues hivernal lui font frôler le burn-out. «J’ai totalement pété un plomb », raconte la jeune femme de 22 ans. «Je n’ai plus du tout supporté ces cours en ligne. Tous les jours, je faisais des crises de larmes. N’importe quel petit truc me faisait pleurer.»

Heureusement, ses parents, chez qui elle vit à Marly (FR), sont à ses côtés. Sans leur affection, en particulier celle de sa mère, elle aurait totalement sombré. «Sans elle, je ne sais pas où j’aurais atterri», confie-t-elle. «Ma mère a pris du temps pour m’écouter, même quand elle devait travailler. C’est vraiment elle qui a réussi à me faire tenir.»

De petits riens qui font la différence

Son moral est remonté grâce à de petits gestes. «Des actes qui peuvent paraître banals mais qui, pour moi, sont gigantesques», précise-elle. «Mes parents m’ont déchargée des tâches ménagères. Ils ne me demandaient plus forcément de mettre la table, de faire la vaisselle, pour avoir un stress en moins, pour que je puisse me concentrer sur mes études», explique Chiara Bovigny. «Ils me disaient aussi de moins travailler, mais ça n’a pas beaucoup marché», rigole-t-elle.

Autre exemple d’attentions anodines, mais importantes : dans sa famille, on ne mange en général pas de viande le vendredi, tradition catholique oblige. A la place, gâteaux et potages. « Ma mère me laissait le choix des fruits sur la tarte. » Ses préférés : pommes et abricots. «Ou le choix de la soupe en sachet, celles avec des petites pâtes en lettres, j’adore ça.»

Les bras de ses parents, toujours ouverts en cas de besoin, ont été une grande source de réconfort. «Ma mère me prenait contre elle, pendant trente minutes, je parlais et je pleurais. Elle m’écoutait et ne disait pas grand-chose.»

« Il ne faut pas hésiter à en parler »

A présent, Chiara Bovigny n’est pas encore totalement rétablie, mais remonte la pente. « En décembre j’étais au fond du trou et je creusais. Maintenant, je suis au-dessus, sur l’herbe. Donc ça va mieux, gentiment. » Sur les conseils de sa mère, elle est suivie par une professionnelle du shiatsu, une massothérapie d'origine japonaise. Elle explique qu’elle revient toujours rayonnante de ces séances, ce qui soulage ses parents.

Elle sait aussi qu’elle n’est pas la seule à avoir traversé une mauvaise passe. «J’ai quelques amies proches qui se font suivre par un psy depuis le début de la pandémie», observe-t-elle. «Je vois que c’est un fléau. Mais ça me rassure : avant c’était tabou de dire qu’on avait un problème, par exemple mental. Il ne faut pas hésiter à en parler. Il faut que ça sorte. Moi j’ai fait l’erreur de garder ça trop longtemps et ça a explosé. J’avais peur de déranger.» Les parents de Chiara Bovigny ne se sont pas sentis dérangés, bien au contraire. «Eux estiment avoir fait un geste normal, anodin. Alors que, pour moi, c’est immense ce qu’ils ont fait», soutient l’étudiante.

«LA JOURNÉE DE LA BONNE ACTION» EST UNE INITIATIVE DE COOP SUISSE

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