15.10.2020 à 07:44

Covid-19Session du Parlement européen annulée à Strasbourg

En raison de la situation sanitaire «très grave» en France et en Belgique, la prochaine session du Parlement européen se fera par visioconférence.

Une session plénière du Parlement européen à Bruxelles, le 7 octobre 2020.

Une session plénière du Parlement européen à Bruxelles, le 7 octobre 2020.

AFP/photo d’illustration

La prochaine session du Parlement européen, prévue du 19 au 22 octobre, ne se tiendra pas à Strasbourg en raison de la pandémie de coronavirus mais sera organisée par visioconférence, a annoncé vendredi le président de l’institution, David Sassoli.

«J’annonce avec regret que la session plénière de la semaine prochaine n’aura pas lieu à Strasbourg mais qu’elle se déroulera à distance», a déclaré sur Twitter M. Sassoli, qualifiant la situation sanitaire en France et en Belgique de «très grave.»

«Les déplacements sont un danger», a-t-il estimé.

Cependant, «Strasbourg reste le siège du Parlement européen et nous ferons tout notre possible pour y retourner», a affirmé David Sassoli.

Source de débats depuis des années

En raison de l’épidémie de coronavirus, les eurodéputés n’ont plus mis les pieds dans l’hémicycle alsacien depuis sept mois et siègent depuis uniquement à Bruxelles.

Dans une lettre fin septembre à David Sassoli, le président français Emmanuel Macron avait réclamé le retour «dès octobre» des sessions plénières à Strasbourg.

Un porte-parole de la présidence du Parlement avait annoncé la semaine dernière que l’institution était prête à renouer avec les sessions à Strasbourg, estimant que la situation sanitaire s’améliorait suffisamment.

«Nous sommes prêts. Nous sommes dans la modalité d’aller à Strasbourg», avait affirmé ce porte-parole. «Pour le moment, tant que la tendance continue à baisser, on va à Strasbourg car la situation est bonne pour le Covid-19.»

Selon les traités européens, le Parlement européen a son siège à Strasbourg, où se tiennent habituellement douze sessions plénières de trois jours et demi par an. Mais le reste du temps, les eurodéputés travaillent à Bruxelles, ce qui est source de débats depuis des années. Tout changement de traité nécessiterait cependant l’aval de l’ensemble des Etats membres.

Les nombreux partisans d’un siège unique, qui serait établi à Bruxelles, dénoncent régulièrement le coût financier et écologique de cette transhumance mensuelle d’environ 2500 personnes, et le fait que l’immense complexe strasbourgeois ne soit utilisé que quatre jours par mois.

(ATS/NXP)

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