Actualisé 24.11.2008 à 20:55

Hooligans bernois à Lausanne

Seul un fauteur de troubles était connu des services de police

Parmi les dix-neuf fauteurs de trouble bernois arrêtés par la police lausannoise, un supporter avait des antécédents en matière de hooliganisme.

de
Didier Bender

Dix-neuf supporters bernois, dont plusieurs cagoulés, ont été interpellés par la police lausannoise, dimanche après les échauffourées en marge du match de Coupe de Suisse entre Malley et Sion. Dix-huit ont été libérés en fin de soirée, après contrôle de leur identité et de leurs antécédents. «La seule personne qui n'a pas été relâchée avait des antécédents en matière de hooliganisme», indique Fanny Grec, du service de presse de la police lausannoise. Le pseudo fan de Young Boys a été entendu lundi matin par le juge d'instruction cantonal, en présence d'un traducteur. Il a été inculpé d'émeute ou de tentative d'émeute. Une enquête pénale a été ouverte contre les fauteurs de trouble. Aucun dégât n'a été constaté et aucune personne n'a été blessée.

Comment les services de police combattent-ils le hooliganisme? Depuis début 2008, les polices suisses disposent d'un arsenal d'instruments qui ont pour but d'exclure les personnes qui ont déjà commis des actes violents. Cela peut aller de la simple interdiction de stade à l'interdiction de périmètre. Comme mesure plus radicale, le fauteur de troubles peut se voir contraint de se rendre au poste de police de son domicile durant la rencontre de son équipe fétiche. «Cette mesure est prise lorsqu'une personne n'a pas respecté une des deux autres interdictions», précise Guido Balmer, porte-parole de la Police fédérale.

475 hooligans fichés dans une banque de données

A fin octobre, 475 hooligans étaient fichés dans une banque nationale de données nommée Hoogan. «Les gens qui s'y trouvent sont connues de toutes les polices, souligne Guido Balmer. C'est justement le but de pouvoir échanger et de connaître qui sont ces gens contre qui des mesures ont été prises.»

La police lausannoise attend les résultats des investigations du juge d'instruction cantonale. «Notre intention est que ces gens figurent dans la banque de données Hoogan, relève Fanny Grec. Selon les résultats de l'enquête, nous allons adresser, ou non, une demande en ce sens aux autorités fédérales.»

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