Savoir-vivre: S’excuser ou non après avoir éternué, une question qui fait débat
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Savoir-vivreS’excuser ou non après avoir éternué, une question qui fait débat

La pandémie de coronavirus a fait naître un débat parmi les experts en bonnes manières: faut-il ou non s’excuser après avoir éternué et doit-on encore dire «santé»?

La saison des pollens est propice aux éternuements (photo d’illustration).

La saison des pollens est propice aux éternuements (photo d’illustration).

AFP

Depuis le début de la saison pollinique, qui a commencé relativement tôt cette année en Suisse, nombreuses sont les personnes à éternuer. Des experts en savoir-vivre allemands et suisses relèvent que de nombreuses personnes ne savent pas comment se comporter correctement après un éternuement. Le débat fait rage sur la bonne manière à adopter.

Pour Evelyn Siller, la présidente du Conseil allemand des bonnes manières, «depuis la pandémie de coronavirus, l’éternuement est un problème qui désécurise aussi bien celui ou celle qui éternue que son entourage et de nombreuses personnes ne savent pas comment gérer ce mauvais sentiment», explique-t-elle à «20 Minuten».

«Il est correct que les personnes qui éternuent s’excusent et que les personnes présentes ne commentent pas l’éternuement», poursuit-elle. Au cas où la personne qui éternue ne s’excuse pas, il convient de dire «à vos souhaits!» D’après Evelyn Siller, souhaiter la santé à la personne qui éternue n’est plus considéré comme un signe de courtoisie ou d’amabilité.

«Une belle coutume»

En Suisse aussi, la pandémie a ouvert le débat sur les nouvelles manières de se comporter face à l’éternuement. Conseillères chez «H&S Knigge», Susanne Schwarz et Linda Hunziker remarquent que lors de leurs cours de nombreux participants se disent gênés d’être pris d’une crise d’éternuements. «Pour beaucoup, il est très pénible de se retrouver soudain au centre de l’attention à cause du bruit de leur corps», explique Linda Hunziker. Et bien souvent, les personnes présentes considèrent les vœux de santé comme gênants, ou sont déstabilisées et ne savent pas où se situe la limite entre une formule toute faite et une politesse exagérée», poursuit-elle.

Les associations de santé ne soutiennent pas ces modifications des règles de savoir-vivre. «Il faut s’excuser pour les erreurs, mais pas pour des réactions comme les éternuements, qui sont difficiles à réprimer et qui sont rarement vraiment gênants», déclare Corina Wirth, directrice de l’association professionnelle Santé publique Suisse. À ses yeux, les vœux de santé sont «une belle coutume».

«Personnellement, je trouve que l’on devrait continuer à dire «santé», cela fait partie des bonnes manières - aujourd’hui comme hier», conclut Hanspeter Vochezer, coach en savoir-vivre et maître d’hôtel à Küsnacht (ZH).

«Une culpabilité qui n’existe pas»

(bz/aze)

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