Actualisé 21.12.2018 à 11:41

Football

Shaqiri: «Mes parents sont devenus fous»

Dans un entretien avec le quotidien «The Guardian», le meneur de jeu de Liverpool et de la Nati a partagé les moments forts qu'il vit depuis son doublé face à Manchester United.

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Xherdan Shaqiri est la nouvelle coqueluche de Liverpool et l'un des principaux sujets de conversation de la saison de Premier League, au moment où celle-ci aborde la toujours éreintante période des Fêtes de fin d'année. Très convaincant depuis le début de la saison avec les Reds, malgré un temps de jeu irrégulier, l'attaquant bâlois (27 ans) est passé dans une nouvelle dimension en l'espace d'un match. Celui disputé dimanche dernier face à Manchester United. Entré en jeu à la 70e minute, «Big Shaq», comme l'a surnommé son capitaine Virgil van Dijk, avait planté deux buts, à la 73e, puis à la 80e, pour enterrer définitivement les espoirs des Red Devils et sceller le score du match (3-1).

«Nous avions la fête de Noël le soir-même et tout le monde venait vers moi pour me féliciter et me dire "merci, merci, t'es déjà une légende". J'étais assez surpris, a raconté le héros liverpuldien jeudi dans les colonnes du «Guardian». Ça a eu un gros impact, a constaté Shaqiri à propos de son doublé. Je le vois dans le comportement des gens qui travaillent ici. Les compliments étaient bon à entendre et les sentiments durant cette journée ont été agréables, mais je suis le type qui boucle chaque journée et qui va de l'avant. En fin de compte c'était un match de Premier League à trois points et je me réjouis du prochain, vendredi (ndlr: à Wolverhampton, dès 21h)».

Impossible pour Xherdan Shaqiri, cependant, d'oublier ce faste 12 décembre, dans la mesure où il a eu un double impact. Quelques jours plus tard, Manchester United officialisait en effet le licenciement de son entraîneur, José Mourinho. «Quand l'information est tombée, j'ai reçu plein de messages qui disaient: "c'est de ta faute!". Mais c'est le football, parfois. Je ne crois pas qu'à United ils aient décidé de changer de manager juste parce que nous avons gagné ce match. Il y avait d'autres raisons, mais ça veut dire que ce match est entré dans l'Histoire. Ça fera aussi toujours partie de mon histoire.»

Certains pensent que je ne donne pas tout pour la Suisse. C'est totalement faux.

«XS» raconte aussi le match vécu par ses parents, Fatime et Isen. «Ils ont regardé le match contre United à la TV, en Suisse, et ils m'ont dit qu'ils sont devenus fous quand j'ai marqué. Ils sont très fiers que je joue à nouveau pour un club du top niveau. Mes parents voulaient que je reste en Angleterre parce qu'ils adorent le foot d'ici et le rapport des gens au football. C'était aussi important pour eux que je reste en Premier League. J'ai joué pour de très grands clubs et mon parcours jusqu'ici n'est pas normal. C'est un rêve pour chaque joueur d'avoir ce genre de carrière, donc je suis très fier de ça.» Evoquant son histoire partagée entre le Kosovo et la Suisse, le joueur n'a pas botté en touche au moment d'évoquer les drapeaux des deux pays qu'il porte sur ses crampons. «Beaucoup de gens ont mal compris ça. Certaines personnes pense que je ne donne pas tout pour la Suisse, parce que j'ai le drapeau du Kosovo sur un pied, mais c'est totalement faux. C'est une grosse part de mon histoire, de ma vie, et ça le sera toujours. Le drapeau suisse est sur ma chaussure gauche parce que c'est le pied avec lequel je marque généralement, mais j'ai marqué un but avec chacun contre Man United, donc c'était un pour chacun!», a expliqué Shaqiri, dont les drapeaux sont désormais plus petits que ceux qu'il portait durant le dernier Mondial.

L'international suisse a également évoqué la transition entre son précédent club de Stoke City, où il était une tête d'affiche, et Liverpool, où la concurrence est plus forte et son temps de jeu plus limité. Il compte à ce jour 17 apparitions sous le maillot des Reds, dont 9 en tant que titulaire. «Cette équipe et ce coach (ndlr: Jürgen Klopp) m'ont tout donné. Vous pouvez voir sur le terrain que je me sens très heureux ici et que je joue peut-être mon meilleur football. Je suis un joueur qui veut progresser en permanence et c'était le transfert parfait pour moi. Je suis ravi de la façon dont ça se passe. Chaque joueur veut jouer, c'est assez normal. Chaque joueur est déçu lorsqu'il reste sur le banc, c'est assez normal aussi. Mais seuls onze joueurs peuvent commencer un match et le coach a un plan de jeu pour chaque match. Je voulais retrouver la Champions League, qui me manquait beaucoup. Le fait de pouvoir y retourner avec Liverpool est parfait.»

«Ne ratez pas le jour des jambes!»

Dans la vidéo ci-dessous, Xherdan Shaqiri est appelé à commenter quelques anciennes photos de lui. En toute décontraction, le Bâlois évoque son enfance avec un maillot du Brésil de contrefaçon, qu'il portait enfant après le sacre mondial de la Seleção en 1994, mais aussi le jour de son arrivée à Liverpool ou encore la forme de ses mollets musclés. «Les gens croient que je passe toutes mes journées au fitness, se marre-t-il. Mais je suis juste comme ça. Comme on a coutume de dire: n'évitez jamais le jour des jambes au fitness!»

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