Actualisé 05.12.2007 à 22:54

Shopping le dimanche: pas plus de quatre fois par an

Les Chambres fédérales ont tranché: les cantons pourront
autoriser une ouverture des commerces jusqu'à quatre dimanches paran.

L'ouverture dominicale correspond à un besoin des consommateurs, en particulier durant les fêtes de Noël, a plaidé hier Bruno Frick (PDC/SZ) à la tribune du Conseil des Etats. Aucun canton n'est forcé de passer à l'acte, a renchéri Hannes Germann (UDC/SH). Les disparités entre l'est et l'ouest du pays pourraient donc subsister: plusieurs cantons alémaniques autorisent déjà l'ouverture des commerces quatre dimanches par an.

Après le Conseil national, le Conseil des Etats a donné hier son feu vert à une nouvelle mouture de la loi sur le travail. Sans avoir à apporter la preuve du besoin, les cantons décident du nombre exact de dimanches et des dates. Des mesures pour une meilleure protection des travailleurs ont été écartées.

Le camp rose-vert s'opposait à «une érosion de la protection du travailleur avec la tactique du salami», selon l'expression d'Ernst Leuenberger (PS/SO). Qui a rappelé que la votation de 2005 – ouverture dans les gares et aéroports, rejetée de justesse – a montré que le peuple ne veut pas que l'exception devienne la règle.

La conseillère fédérale Doris Leuthard s'est dite convaincue qu'avec quatre dimanches maximum la protection du personnel est assez prise en compte. Par ailleurs, aucun employeur ne peut forcer quelqu'un à travailler ce jour de la semaine et ceux qui acceptent de le faire recevront un supplément de salaire de 50%.

Le syndicat Unia condamne une décision «intenable» et «négative pour le personnel» et réfléchira d'ici à fin décembre au lancement d'un référendum pour combattre la révision de la loi.

(ap)

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