NBA: «Si je vois un noir à capuche je change de trottoir»
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NBA«Si je vois un noir à capuche je change de trottoir»

Le propriétaire des Dallas Mavericks Mark Cuban a reconnu qu'il avait des préjugés raciaux et sociaux, un mois après le début de l'affaire Sterling.

Businessman Mark Cuban arrives at the 2014 Billboard Music Awards in Las Vegas, Nevada May 18, 2014.  REUTERS/ L.E. Baskow  (UNITED STATES-Tags: ENTERTAINMENT)(BILLBOARDAWARDS-SHOW)

Businessman Mark Cuban arrives at the 2014 Billboard Music Awards in Las Vegas, Nevada May 18, 2014. REUTERS/ L.E. Baskow (UNITED STATES-Tags: ENTERTAINMENT)(BILLBOARDAWARDS-SHOW)

Cuban participait mercredi à une conférence organisée par un magazine américain à Nashville (Tennessee).

Lors de cette conférence, il a d'abord indiqué que les Etats-Unis «avaient beaucoup progressé en mettant de côté tout type de préjugé quelles que soient les personnes que ces préjugés concernaient».

Mais l'homme d'affaires, connu dans le milieu de la NBA pour ses prises de position tranchées, a poursuivi en reconnaissant qu'il avait lui-même encore des préjugés.

«Quand je vois un gamin noir avec un sweat à capuche et qu'il est tard la nuit, je change de trottoir. Si je vois sur ce côté du trottoir, un type avec tout plein de tatouages sur le visage, un blanc, crâné rasé et tatoué de partout, je change à nouveau de trottoir», a-t-il déclaré.

Exemple malencontreux

«Je sais que je ne suis pas parfait. Nous avons tous nos préjugés mais nous devons apprendre à les contrôler», a poursuivi Cuban.

Jeudi, la polémique a enflé sur les réseaux sociaux et particulièrement sur Twitter, où Cuban est très actif.

Il a notamment déclaré qu'il confirmait ses propos, tout en se reprochant d'avoir choisi un exemple malencontreux rappelant la mort de Trayvon Martin. Cet adolescent de 17 ans avait été tué en 2012 par un voisin qui faisait une patrouille de surveillance de son quartier et qui a été acquitté, déclenchant une controverse nationale sur la justice et le racisme.

Suspendu à vie

«Je présente mes excuses à la famille Martin, mais je revendique mes propos et la teneur de ce que j'ai dit», a déclaré Cuban.

Ces déclarations surviennent dans un contexte très sensible après celles de son collègue Donald Sterling, qui avait reproché à son assistante de «s'afficher avec des noirs» et lui avait demandé de «ne pas les amener à des matches des Clippers».

La NBA a suspendu Sterling à vie, lui a infligé une amende de 2,5 millions de dollars et veut obtenir un changement de propriétaire pour les Clippers, mesure qui doit recevoir l'aval des trois-quarts des autres propriétaires d'équipes, dont Cuban. (afp)

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