MERCEDES-BENZ EQA: Si la nouvelle EQA pouvait parler
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MERCEDES-BENZ EQASi la nouvelle EQA pouvait parler

Avec la EQA 100% électrique, Mercedes-Benz entend faciliter la transition vers la mobilité électrique. Nous avons eu l’occasion de tester la berline de la classe compacte électrique. Auto-présentation.

par
Isabelle Riederer

Le 20 janvier dernier, l’EQA 100% électrique de Mercedes-Benz célébrait sa première mondiale. La veille, nous avions eu l’occasion de jeter un coup d’œil au nouveau modèle en avant-première au siège de Mercedes-Benz Suisse à Schlieren et de faire un petit tour à bord.

Salut EQA, tu es la deuxième étoile 100% électrique au firmament de Mercedes-Benz. Pourquoi ressembles-tu à la GLA qu’on connaît déjà? Et puis, tu as pris un peu de poids, non?

«C’est vrai, nous sommes de proches parentes. En fait, nous partageons la même plateforme. Mais il y a tout de même quelques détails qui me distinguent de ma cousine thermique. Moi, j’ai une grande calandre noire, vraiment sympa, et une bande lumineuse à l’arrière qui fait de l’ombre à n’importe quelle ceinture Gucci. En plus, j’ai des éléments aux accents or rose à l’intérieur. Comment ça, j’ai pris du poids? C’est du body-shaming ou quoi? J’ai à peine pris un centimètre dans la longueur, alors quoi? Mes rondeurs sont ce qui me caractérise!»

Tu sembles assez sûre de toi?

«Je ne vois pas pourquoi je ne le serais pas. Premièrement, je suis une Mercedes-Benz, deuxièmement, j’ai belle allure et troisièmement, va voir ailleurs si j’y suis».

OK, c’est bon. Restons objectif! Qu’en est-il de ton autonomie?

«Selon les normes WLTP, je suis capable de parcourir 426 kilomètres. Ma batterie lithium-ion est logée dans mon plancher. En fait, tu te trouves juste au-dessus de ma batterie au moment où je te parle. C’est pour cela que tu es un peu plus en hauteur, surtout à l’arrière».

La nouvelle EQA de Mercedes-Benz est le deuxième modèle électrique du constructeur de Stuttgart après l’EQC.

La nouvelle EQA de Mercedes-Benz est le deuxième modèle électrique du constructeur de Stuttgart après l’EQC.

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Selon les normes WLTP, l’EQA a une autonomie électrique de 426 km.

Selon les normes WLTP, l’EQA a une autonomie électrique de 426 km.

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La bande lumineuse à l’arrière rappelle qu’elle fait partie de la famille EQ de Mercedes-Benz.

La bande lumineuse à l’arrière rappelle qu’elle fait partie de la famille EQ de Mercedes-Benz.

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Et quelle est ton autonomie en vrai?

«Je suis largement capable de réaliser 400 km si tu ne conduis pas comme un sauvage. Grâce aux palettes de changement de vitesse au volant, tu peux par exemple influencer la récupération et regagner de l’énergie. J’ai cinq modes de récupération au total. Mon préféré est D Auto, car il me permet de jouer à fond de mes atouts et le conducteur peut tranquillement se concentrer sur la circulation.»

C’est quoi, D Auto?

«D Auto est un niveau de récupération qui fonctionne avec un assistant ECO. Dès que tu démarres le véhicule, l’assistant ECO est là pour t’indiquer, par exemple, à quel moment retirer ton pied de l’accélérateur, parce que, quelques mètres plus loin, la vitesse est limitée à 60 km/h ou que tu peux passer en vitesse de croisière. Pour calculer cela, l’assistant ECO prend les données à partir d’informations sur l’itinéraire, les limitations de vitesse et la distance par rapport aux véhicules précédents».

Notre rédactrice, Isabelle Riederer, a eu le privilège d’être la première à pouvoir tester la Mercedes-Benz EQA en Suisse, avant même sa première mondiale. 

Notre rédactrice, Isabelle Riederer, a eu le privilège d’être la première à pouvoir tester la Mercedes-Benz EQA en Suisse, avant même sa première mondiale.

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Combien de temps cela prend-t-il jusqu’à ce que ta batterie soit à nouveau pleine?

«C’est ça qui est cool. Tu peux me connecter soit chez toi, à une wallbox, soit à une station de charge publique, où ça durera toutefois un peu plus longtemps. À moins que… et c’est ça qui est top, car je suis aussi capable de recharger mes batteries à une station de recharge rapide de 100 kW. Dans ce cas, ça ne prendra qu’une trentaine de minutes pour faire le plein à 80%».

Les voitures électriques sont déjà silencieuses, mais toi, tu fais quasiment zéro bruit. Quel est ton secret?

«L’équipe d’ingénieurs qui m’a développée a été maligne en séparant complètement mon entraînement électrique du châssis et de la carrosserie, d’où mon silence. En plus, ils ont beaucoup travaillé sur l’isolation, ce qui a également réduit les nuisances sonores».

Est-ce qu’on verra bientôt l’arrivée d’autres modèles de ta famille? Peut-être avec transmission intégrale?

«Oui, moi je prends les devants au printemps, mais d’autres suivront plus tard, dont une variante sportive avec plus de 500 km d’autonomie et une EQA avec transmission intégrale, idéale pour la Suisse».

Parlons de ton intérieur. C’est chic.

«Cuir chic, beaucoup de chrome, bois précieux et t’as vu un peu les surpiqûres décoratives bleues? Trop beau! Elles font partie de l’équipement de l’Edition 1. Je dois dire que j’adore mon énorme écran d’instrumentation, clair comme de l’eau de roche. Avec mon système d’infodivertissement intelligent MBUX avec commande vocale incluse, je réponds à presque tous tes désirs».

Mais dis-moi, c’est quoi cette Electric Intelligence? Est-ce-que tu serais subitement devenue une superhéroïne sur quatre roues?

«Presque, car avec mon système Electric Intelligence, je t’aide à arriver à destination sans stress. Supposons que tu veuilles partir à la mer. Si tu rentres Nice dans le GPS, je te calcule non seulement le meilleur itinéraire, arrêts pour faire le plein compris, mais je prends aussi en compte des facteurs tels que la topographie du parcours, la météo, l’état de la circulation, ainsi que les stations de recharge disponibles et leurs capacités jusqu’à destination».

Et qu’est-ce-que ça m’apporte?

«Moins de stress! Tu ne m’écoutes donc pas? De nombreux automobilistes sont réticents à l’idée de conduire une voiture électrique parce qu’ils ont la phobie de l’autonomie et croient qu’une voiture électrique, c’est trop contraignant. Mais avec le système Electric Intelligence, il n’y a plus aucun souci à se faire. Comme je sais toujours exactement quand et où je peux faire le plein d’énergie, le conducteur n’a plus à s’en soucier».

Jusqu’à présent, la plupart des voitures électriques étaient assez chères, ce qui a aussi rebuté les clients.

«Je coûterai moins de 50'000 francs. Et j’en vaux chaque centime!»

Au fait, quand est-ce qu’on aura l’occasion de te revoir en Suisse?

«On peut me réserver à partir de février. Ensuite, je reviendrai en Suisse pour ma mise sur le marché au printemps. Je ne raterai ça pour rien au monde».

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