Attentat de Boston: Si les aveux de Tsarnaev étaient irrecevables?
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Attentat de BostonSi les aveux de Tsarnaev étaient irrecevables?

Les défenseurs du jeune terroriste demandent à la justice de ne pas tenir compte des déclarations de leur client, qui était entravé à son lit et sans avocat quand il les a faites.

Les enquêteurs fédéraux du FBI ont interrogé l'auteur présumé de l'attentat à la bombe au marathon de Boston juste après son arrestation, sans lui avoir notifié ses droits à disposer d'un avocat, en vertu d'une loi qui les y autorise s'il existe un risque pour la sécurité publique, affirment ses avocats. Ceux-ci ont donc demandé mercredi au juge de considérer comme irrecevables les déclarations que Dzhokhar Tsarnaev a faites. Le suspect était, à ce moment-là, attaché à un lit d'hôpital, la mâchoire entravée et sans avocat.

Le jeune homme, âgé de 20 ans, est accusé de l'attentat, qui a fait trois morts et 264 blessés, le 15 avril 2013 sur la ligne d'arrivée du marathon de Boston. Il est aussi inculpé du meurtre par balles d'un policier, trois jours plus tard.

Dzhokhar Tsarnaev a assuré au FBI que seuls son frère, abattu pendant leur cavale, et lui-même étaient impliqués dans l'attentat et qu'aucune autre bombe n'avait été déposée ailleurs, expliquent les avocats de la défense dans leur demande écrite.

Aveux par écrit

Dzhokhar Tsarnaev a été interrogé le lendemain de son interpellation sur son lit d'hôpital, lorsqu'il a repris conscience. Les interrogatoires se sont prolongés les deux jours suivants, jusqu'à ce que les charges retenues contre lui soient précisées et qu'un avocat soit désigné.

Blessé par une balle qui l'avait atteint à la tête, le suspect ne pouvait pas parler et s'est exprimé par écrit, demandant à de nombreuses reprises de pouvoir dormir et d'avoir l'appui d'un avocat, selon la requête.

Le document souligne que les représentants désignés par la justice se sont rendus à plusieurs reprises à l'hôpital où Dzhokhar Tsarnaev était retenu, sans pouvoir y entrer. Ils estiment donc que ses déclarations devraient être jugées irrecevables.

Le Tchétchène, qui était installé à Boston depuis dix ans au moment de l'attentat, est passible de la peine de mort. Son procès en prévu en novembre. (ats)

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