Mélenchon Premier ministre? : «Si nous sommes majoritaires, il faudra se soumettre ou se démettre»

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Mélenchon Premier ministre? «Si nous sommes majoritaires, il faudra se soumettre ou se démettre»

En cas de victoire de l’alliance de gauche aux législatives françaises, le leader de la France insoumise compte bien se faire nommer à la tête du gouvernement d’Emmanuel Macron. 

«Dans tous les pays du monde, on nomme le responsable de la coalition majoritaire», a rappelé Jean-Luc Mélenchon. 

«Dans tous les pays du monde, on nomme le responsable de la coalition majoritaire», a rappelé Jean-Luc Mélenchon. 

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Si l’alliance de gauche obtient la majorité lors des législatives, le président Emmanuel Macron devra «se soumettre», en nommant Jean-Luc Mélenchon Premier ministre ou «se démettre», a lancé le chef de file de la France insoumise vendredi à Marseille.

«Si nous sommes majoritaires (...) eh bien il faudra se soumettre ou bien se démettre», a lancé Jean-Luc Mélenchon à Marseille, lors de sa dernière prise de parole avant le premier tour des élections législatives dimanche, pendant plus d’une heure de discours.

«Je pense que nous sommes en tête»

Reprenant l’expression du député républicain Léon Gambetta à l’adresse du maréchal Mac-Mahon (président de la République de 1873 à 1879), le leader insoumis a rappelé que «dans tous les pays du monde, on nomme le responsable de la coalition majoritaire». «Si nous sommes majoritaires, alors le candidat porte un nom: Jean-Luc Mélenchon», a-t-il martelé. «Nous espérons bien que nous serons en tête. Je pense que nous sommes en tête, j’en dis pas plus».

«Le président Mitterrand a nommé le président de la coalition majoritaire (...) Jacques Chirac (...) et de même quand Chirac a nommé Lionel Jospin, et Lionel Jospin a pu mener sa politique», a indiqué celui qui espère l’emporter lors de ces élections législatives, le «troisième tour» des présidentielles selon ses termes pour la coalition de gauche Nupes (LFI-PS-EELV-PCF).

Manuel Bompard adoubé 

Dans sa permanence de député à Marseille, proche de la gare Saint-Charles, Jean-Luc Mélenchon est venu soutenir une dernière fois tous les candidats Nupes, avec une certaine émotion: «Je suis venu fermer la campagne avec vous, c’est la dernière fois que je m’adresserai à vous comme député de la circonscription», a-t-il déclaré au pupitre. Il a adoubé Manuel Bompard, candidat à sa succession, annonçant toutefois que «c’est pas un conseiller général ou municipal que vous allez élire, c’est la suppléante de Bompard que vous aurez comme députée parce que Bompard, il sera ministre».

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A l’image des dernières semaines lors desquelles le candidat de gauche et l’exécutif ont multiplié les débats indirects, Jean-Luc Mélenchon est revenu sur la mort d’une jeune femme tuée par des policiers à Paris: «J’ai dit «la police tue» parce que vous êtes incapable d’entendre un message si on ne force pas le trait».

«Contrôles au faciès»

Le député sortant de Marseille a lancé un message «aux policiers républicains»: «c’est nous qui allons rétablir le prestige de l’uniforme que vous portez, la relation que vous devez avoir aux Français». Jean-Luc Mélenchon a assuré vouloir en finir avec la police «qui balance des lacrymos sur des pauvres gens qui voulaient monter dans des bus (...) qui procède à des contrôles au faciès sur les mêmes personnes».

Les sondages donnent au coude-à-coude la Nupes et la majorité présidentielle, avec l’abstention en arbitre. Elle pourrait atteindre de nouveau record, entre 52 et 56%, au-delà des 51,3% du 11 juin 2017.

(AFP)

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