Oskar Freysinger: «Si quelqu'un veut avorter, qu'il se démerde!»

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Oskar Freysinger«Si quelqu'un veut avorter, qu'il se démerde!»

Oskar Freysinger a confié à un média français être fermement opposé au remboursement par l'assurance-maladie de base des avortements. Il a aussi donné son avis sur l'affaire touchant le «socialiste français» DSK.

par
gco
Dans une interview à un média conservateur, Oskar Freysinger a souligné qu'on avorte désormais en Suisse «comme on va aux toilettes» et que «pire qu'un droit, c'est devenu un automatisme».

Dans une interview à un média conservateur, Oskar Freysinger a souligné qu'on avorte désormais en Suisse «comme on va aux toilettes» et que «pire qu'un droit, c'est devenu un automatisme».

Dans une interview à «Nouvelles de France et d'ailleurs», un site internet «développé par des journalistes et des internautes de droite, libéraux et conservateurs», Oskar Freysinger s'est exprimé sur son soutien à l'initiative populaire fédérale «Financer l'avortement est une affaire privée» contre le remboursement par la LaMal des IVG.

«Ecoutez, si quelqu'un n'en a pas les moyens financiers et veut vraiment avorter qu'il se démerde! Ce ne sont pas nos affaires» a déclaré le Conseiller national UDC. Dans une interview reprise par le site Chretienté.info, il précise qu'actuellement en Suisse «l'avortement est inclus dans les remboursements de la caisse maladie, donc des gens comme moi paient pour ce qu'ils considèrent comme un crime, je trouve ça totalement anormal. Nous estimons que si quelqu'un, dans son plan de vie, veut avorter, il doit faire payer cela par des caisses complémentaires».

«On avorte comme on va aux toilettes»

Interrogé à propos de ceux qui considèrent l'avortement comme un droit, la réponse d'Oskar Freysinger est cinglante: «C'est pire qu'un droit, c'est devenu un automatisme, on avorte comme on va aux toilettes. C'est comme le sexe qui devient un commerce de la chair. Il ne faut pas s'étonner que les perversions augmentent et DSK n'en est que l'illustration».

Le père de famille valaisan précise que le but de cette initiative «est de revenir à une pratique ou l'avortement n'est autorisé qu'en cas de danger pour la vie de la mère».

«DSK n'est qu'un pauvre esclave de ses pulsions»

Dans cetet interview, Freysinger de donner aussi son avis sur les accusations contre Dominique Strauss-Kahn. Pour le militant UDC, le cas de DSK illustre la perte de valeurs des socialistes en France: «DSK, c'est le piège des socialistes. Quant on n'a pas de valeurs, dès qu'on a le pouvoir, on estime pouvoir faire n'importe quoi. En France les socialistes n'ont pas de valeurs».

Pour étayer ses propos, de relever: «Quant j'ai épousé ma femme, il y a 23 ans, je me suis engagé à la vie à la mort et ce n'est pas n'importe quoi, ça ne voulait pas dire «on essaie puis on verra bien». La liberté c'est de choisir ses contraintes, DSK quant à lui n'est qu'un pauvre esclave de ses pulsions. On a créé un devoir de jouissance: tu ne consommes pas, tu n'existe pas. De même tu veux être libre donc tu tues ton gamin, c'est aberrant.»

L'initiative devrait aboutir

Le cap des 100'000 signatures aurait été atteint avec une bonne marge, explique Valérie Kasteler-Budde, du comité d'initiative. La co-Présidente du PEV Genève précise recevoir «entre 100 et 200 signatures par jour» et que, sans avancer de date précise, l'initiative sera «prochainement» déposée à Berne.

«Les récoltes ont particulièrement bien marché dans le cantons catholiques où «des valeurs pro-vie» sont marquées, Cela a été le cas au Tessin, en Valais, en Argovie ou à Fribourg. A contrario, on a observée des réticences dans des cantons comme Bâle où Genève marqués par une certaine forme de féminisme», souligne Valérie Kasteler-Budde.

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