LNA: «Si tu sais bien patiner, tu es fait pour jouer ici»

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LNA«Si tu sais bien patiner, tu es fait pour jouer ici»

Greg Mauldin, 30 ans, s'adapte rapidement à la vie en Suisse. L'Américain a débarqué sous nos latitudes en suivant les conseils de deux «ex» de Rapperswil.

par
Oliver Dufour
L'Américain est déjà très bien intégré dans le vestiaire fribourgeois.

L'Américain est déjà très bien intégré dans le vestiaire fribourgeois.

L'attaquant américain a débarqué chez les Dragons pour une saison. Avec la ferme intention de prouver de quoi il est capable. «Le choix de venir ici était plutôt facile à faire, assure le joueur. Je ne savais pas trop ce que j'allais faire cette saison et mon agent m'a parlé de cette possibilité. J'en ai discuté avec deux personnes à qui je fais une confiance aveugle. Elles m'ont convaincu que mon style de jeu était fait pour la Suisse.»

Ses deux conseillers et amis ne sont autres que le défenseur autrichien Thomas Pöck et le coach américain Bill Gilligan, qu'il a côtoyés au début des années 2000 dans les rangs de l'équipe universitaire du Massachusetts. Les deux hommes ont respectivement joué et entraîné à Rapperswil. Gilligan connaît aussi le pays pour avoir dirigé ses équipes nationales (A et M20) dans les années 1980 et 1990, ainsi que le CP Berne.

«Je patine bien et je travaille fort, reprend Mauldin. Bill et Thomas m'ont dit: «Si tu es bon patineur, tu peux sans problème jouer en LNA.» Je les ai pris au mot.»

Depuis son arrivée, le 5e étranger mis sous contrat par Gottéron a tout fait pour s'intégrer au plus vite. «Je prends des cours de français. J'avais fait pareil pour le suédois, quand je jouais là-bas, clame-t-il avec enthousiasme. Les autres Nord-Américains du club m'ont aussi pris sous leur aile et m'ont déjà expliqué les spécificités du hockey suisse. C'est bon de sentir qu'on est «l'un des gars» du groupe. Et je commence à bien piger le système de jeu. Je dois juste m'habituer au fait que les magasins ferment tôt le soir et le dimanche!»

Sprunger a un talon d'Achille: la tête

L'attaquant avait subi la 6e commotion cérébrale­ de sa carrière, en avril dernier, lors d'un match de préparation face au Canada. «Peu importe le nombre. Une seule peut signifier la fin. Le plus important est de réussir à revenir à 100%», lâche le Fribourgeois de 26 ans. Contraint à l'inactivité pendant près de trois mois, Sprunger a perdu sept kilos. «Mais j'en ai repris huit», se félicite-t-il. Actuellement, le No 86 de Saint-Léonard s'entraîne souvent seul, même s'il rejoint parfois le groupe en début de séance. Aucun programme de reprise à temps complet n'a été établi et Sprunger commence à ressentir une certaine frustration. «Je ne me suis jamais rien cassé sur la glace. Malheureusement, ma tête est mon point faible», a regretté celui qui a traversé l'Atlantique pour aller consulter un spécialiste à Atlanta. Gottéron aura besoin de lui pour remplir ses objectifs élevés cette saison.

Se battre pour sa place en cas de grève

Dans le vestiaire fribourgeois, le lock-out qui menace de suspendre la prochaine saison de NHL fait parfois un peu jaser. «Le sujet revient sur le tapis de temps en temps», glisse Mauldin. Et si les joueurs de l’élite nord-américaine venaient, dans la foulée, frapper aux portes de la LNA? «Tant mieux si ça peut rendre le championnat meilleur. Ça ne me fait pas peur. Au contraire, ça poussera tout le monde à se donner encore plus. Je ne suis pas du genre à rester assis sur le banc à regarder un autre me piquer ma place.»

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