Neuchâtel: «Si un étudiant faisait pareil, il serait sanctionné»
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Neuchâtel«Si un étudiant faisait pareil, il serait sanctionné»

Le Conseil d'Etat a reconnu qu'un prof de l'UniNe avait plagié «par négligence». Il veut entendre le coupable avant de rendre son verdict.

par
Francesco Brienza

On ne plaisante pas avec le copié-collé à l'Université. Monika Maire-Hefti, cheffe du Département neuchâtelois de l'éducation, a rappelé ce principe fondamental en présentant le résultat de l'enquête sur les pratiques douteuses d'un prof d'économie de l'UniNe. Pourtant, elle a reconnu que S. B. s'était bien rendu coupable de plagiat involontaire. «Le cas n'est pas hallucinant, a-t-elle noté, mais il ne restera pas sans suite.»

Le Canton a répondu ainsi aux révélations du «Matin» qui avait démontré, documents à l'appui, que plusieurs pages de l'ouvrage incriminé ne sont que de la paraphrase d'autres textes. Selon Ivan Cherpillod, l'expert indépendant qui s'est penché sur le dossier, le responsable serait plutôt le rédacteur professionnel à qui S. B. a confié la mise en page de son livre. «Celui-ci a confirmé par écrit qu'il avait supprimé quelque 130 notes de bas de page et fusionné des encadrés par souci de lecture», a-t-il précisé.

Son identité n'a pas été révélée. Le professeur S. B., en congé maladie, n'a pas encore été entendu par les autorités. Ce qui explique qu'aucune mesure n'a été prononcée. Mais la ministre a été claire: «Si un étudiant faisait la même chose, il serait sanctionné.» L'enseignant risque par ailleurs d'être puni pénalement pour plagiat.

Un second volet de l'enquête abordait des conflits entre personnes au sein de la faculté. «Ceux-ci ont été identifiés et des mesures vont être prises très rapidement», a promis le Conseil d'Etat.

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