Affaire Murdoch: Sienna Miller traquée et épiée par NotW
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Affaire MurdochSienna Miller traquée et épiée par NotW

L'actrice et mannequin Sienna Miller a témoigné avoir été traquée par le tabloïde «News of the World», lors de son audition jeudi devant la commission d'enquête.

L'actrice, qui a eu une relation à multiples rebondissements avec l'acteur Jude Law entre 2004 et 2010, a subi de multiples intrusions dans sa vie privée.

«Tous mes numéros de téléphone, trois changés en trois mois, mes codes d'accès, mon code PIN, mes mots de passe pour la messagerie électronique -par la suite utilisés pour pirater mon mail en 2008» figuraient sur les notes saisies par la police auprès du détective Glenn Mulcaire, employé par le «News of the World», a-t-elle expliqué. «Tous mes proches étaient surveillés et écoutés électroniquement», a ajouté l'actrice.

«Nombre de numéros de mes amis, je pense 10 au total (figuraient aussi sur les notes) donc il y avait ce filet de surveillance qui manifestement explique comment ils avaient toutes ces informations», a-t-elle dit devant la commission, qui tenait jeudi sa quatrième journée d'auditions.

5800 personnes touchées

Le «NotW» est accusé d'avoir fait écouter jusqu'à 5800 personnes au début des années 2000, pour alimenter sa machine à scoops. Il a été fermé cet été, emporté par l'affaire qui a ébranlé tout l'empire Murdoch dont il était un fleuron.

Sienna Miller, qui a obtenu 100'000 livres (116'000 euros) de dommages et intérêts pour les intrusions du «NotW» dans sa vie privée, a expliqué jeudi être devenue «complètement parano» et avoir accusé à tort sa famille et ses amis d'avoir fourni des informations à la presse.

La commission, qui travaille parallèlement à l'enquête de police sur les écoutes pratiquées par le «News of the World», veut livrer en septembre 2012 ses premières conclusions, mais elle a averti qu'elle ne limiterait pas ses investigations au seul tabloïde.

Dans son témoignage lundi devant la commission, l'acteur Hugh Grant, dont la messagerie avait été écoutée entre 2004 et 2006, a aussi mis en cause le Mail on Sunday (appartenant au groupe Associated Newspapers), qui lui a opposé un démenti catégorique.

Les parents de la petite Madeleine McCann, disparue au Portugal en 2007, ont témoigné mercredi du harcèlement dont ils ont été l'objet de la part de l'ensemble de la presse populaire, avec certaines «Unes» «inventées», selon Gerry McCann. (afp)

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