Actualisé 23.10.2016 à 21:37

HongrieSifflets et cartons rouges adressés à Viktor Orban

Les opposants au Premier ministre se sont fait entendre, dimanche à Budapest. Des échauffourées ont même éclaté.

Les manifestants dénonçaient la politique autoritaire et ouvertement xénophobe du gouvernement.

Les manifestants dénonçaient la politique autoritaire et ouvertement xénophobe du gouvernement.

photo: AFP

Des sifflets visant le premier ministre conservateur Viktor Orban et des échauffourées ont perturbé dimanche les commémorations du Soulèvement de Budapest dans la capitale hongroise, ont constaté des journalistes de l'AFP. Il n'y a toutefois pas eu de blessés sérieux.

Plusieurs centaines d'opposants, équipés de sifflets et de cornes de brume, s'étaient rassemblés en marge de la cérémonie officielle. Des affrontements, opposant des partisans et des opposants de Viktor Orban, ont également eu lieu. Le dirigeant est contesté par une partie de la population pour ses tendances autoritaires et ouvertement xénophobes. La police n'a toutefois fait état d'aucune arrestation.

Lors de la cérémonie officielle, organisée devant le Parlement de Budapest, Viktor Orban a défendu sa politique anti-migrants devant quelque 15'000 partisans, selon l'estimation d'un photographe de l'AFP. «De temps en temps, la Hongrie se trouve propulsée au coeur de débats décisifs pour l'avenir de l'Europe», a-t-il déclaré, au côté du président polonais Andrzej Duda, invité pour l'occasion.

«Il y a eu une époque où nous avons autorisé une ouverture des frontières pour permettre à des Allemands de rencontrer d'autres Allemands. Aujourd'hui, en 2016, nous devons fermer les frontières», a souligné Viktor Orban. Il faisait allusion à la chute du Rideau de fer en 1989 et à la construction l'an passé par la Hongrie d'une clôture barbelée anti-migrants à ses frontières serbe et croate.

La cérémonie marquait les 60 ans du début du Soulèvement de Budapest contre le régime communiste, le 23 octobre 1956. Sa répression dans le sang par les forces soviétiques avait conduit quelque 200'000 Hongrois à s'exiler. (nxp/ats)

(NewsXpress)

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