énergie (GE): SIG France ferme et perd un million de francs
Actualisé

énergie (GE)SIG France ferme et perd un million de francs

La régie publique genevoise voulait se placer sur le marché de l'énergie de l'autre côté de la frontière. Après deux ans d'activités et faute de résultats, elle a mis fin à l'expérience.

par
dti

En ouvrant une filiale française, les Services industriels genevois (SIG) pensaient profiter du développement de l'agglomération franco-valdo-genevoise. De juteux marchés semblaient s'ouvrir. Ils ont dû déchanter.

Lancée en novembre 2009, l'expérience a été abandonnée fin novembre. Quatre personnes travaillaient à Genève pour le compte de SIG France, qui ne possédait qu'une boîte postale à Annemasse. Un million de francs a été investi, salaires des employés compris. La régie publique refuse toutefois de parler d'échec.

«Il s'agit d'une réduction drastique de la voilure, assure sa porte-parole Isabelle Dupont. Les objectifs fixés n'ont pas été atteints.» En clair, SIG France n'aurait pas décroché un seul contrat. Selon nos informations, le conseil d'administration aurait refusé de réinjecter plus d'argent dans sa filiale pour lui donner plus de poids face à la concurrence.

Directeur soupçonné de vol

Un malheur ne venant jamais seul, les SIG ont découvert que le directeur de l'antenne a piqué quelque 10'000 francs dans la caisse. Une plainte pénale a été déposée. «Nous avons constaté des irrégularités, admet Isabelle Dupont. La personne a été suspendue et une enquête est en cours.»

SIG France, société de droit français, ne devrait toutefois pas être radiée. Ses employés seront recasés au siège genevois.

Ton opinion